Depuis quelque temps j’ai tendance à faire l’impasse sur les Infos. De tout temps elles ont été geignardes, plaintives, c’est à celui qui serait le plus lésé, le plus laissé pour compte ; mais ces temps-ci en cette fin d’année c’en est trop car qui voyons-nous à longueur d’antenne venir gémir : les sans-logis ? Non bien sûr ceux-là sont la discrétion même, les familles avec logis mais sans chauffage, n’ayant plus les moyens de payer leur note de gaz ou d’électricité ? Les chômeurs en fin de droit vivant du RSA incapables de fêter Noël dignement avec leurs enfants ? Les en-attente de chômage leur usine devant dégraisser prochainement ? Non tous ceux-là sont maintenant relégués aux entrefilets de quelques secondes débités à la mitraillette par une speakerine pressée : la pub suit !
Non, la une est occupée depuis pas mal temps maintenant par les victimes de » l’ultra gauche » au pouvoir, ce fût d’abord les Pigeons, créateur de start-up ou autres entreprises de cet acabit dont les reventes avec bénéfices pharamineux étaient maintenant taxés….Ceux-là ont réussi à faire pleurer nos gouvernants et obtenir gain de cause. Occupée également par Les « à peine un millier » de déclarant un million de revenu annuel déduction faite de tous les abattements disponibles dans les niches fiscales à la disposition de leurs fiscalistes ! Taxés à 75% si je calcule bien il leur restera 250000 Euros par an soit 21000 euros par mois, soit 14 fois le Smig ! Et ce petit effort de solidarité nationale leur est demandé pour deux ans seulement, le Smig lui, pour beaucoup, est à vie.
Pour cela certains abandonnent le territoire et la solidarité nationale, mais ils sont généreux avec les leurs clament leurs défenseurs…Leurs « pauvres à soi « comme le chantait Brel, autre symptôme de l’individualisme forcené qui règne partout en ce début de 21ème siècle. Ils refusent la redistribution sociale nationale : nos impôts servant pour 70% à cela.
Ces fuites à l’étranger proche ne sont pas sans rappeler les nobles nantis fuyant la Révolution en 1792 mais ceux-là c’était aussi pour sauver leur vie pas uniquement leur portefeuille !
Ces acteurs, chefs d’entreprise, sportifs, riches héritiers de patrimoine etc…font vivre et sont créateurs d’emplois nous est-il seriné à tout bout de champ. Mais leurs salariés souvent payés au Smig voir moins ont-ils les moyens dans la conjoncture actuelle de faire jouer la concurrence eux, prisonniers qu’ils sont de la peur du chômage et de la précarité quand on a un emploi on le garde précieusement et on est prêt à tout endurer pour cela.
Quel exemple donné par les sportifs de haut niveau à la jeunesse ? Cela fait partie aussi de leur mission, sans compter que comme les acteurs ils ont pour la plupart bénéficié à un moment ou un autre de subventions publiques.
Tous ces fuyards ne valent pas mieux que les petits dealers des quartiers qui eux par contre ont l’excuse d’être sans travail et pour certains d’avoir à nourrir une famille.
Autre marronnier actuel, hésitation entre la primauté donné au sociétal par rapport au social, là encore on délire, quelle hiérarchie des valeurs inversée entre le « mariage pour tous » qui ne fait qu’améliorer un tant soit peu le PACS existant et les gens à la rue ou n ‘ayant plus les moyens de se chauffer, de se vêtir, de se nourrir, de se soigner.
Vous, les pour ou contre ce « mariage pour tous » vous feriez bien mieux de défiler ensemble pour tous ces victimes innocentes de la crise ou des impérities des gouvernements actuels ou précédents au lieu de fourbir vos armes chacun de votre côté pour un aménagement de votre convenance.
Sans d’ailleurs vouloir pleinement entrer dans ce débat sociétal interrogeons-nous honnêtement pour savoir si nous aurions aimé être l’enfant de deux hommes ou de deux femmes ?
Je hais ce 21ème siècle individualiste, égoïste et mercantile dans ce monde qui n’a jamais été aussi riche avec autant de pauvres …Allez voir au tiers monde : il existe des pays pauvres, j’en connais où personne ne dort dans les rues.
Ce monde soi-disant moderne a tué la solidarité familiale pour la remplacer par une solidarité nationale qui est maintenant remise en question par la mondialisation et la concurrence internationale… Ne cherchez pas plus loin les raisons du marasme actuel et de la crise qui est désormais voulue et entretenue permanente.
Mais quand allons-nous nous réveiller ? La preuve est faite depuis belle lurette de l’innocuité des changements de gouvernance et du système électoral actuel.
Je n’ai pas de solutions à proposer, tout est à réinventer, vaste chantier …pour nos jeunes !
Quant à nous, septuagénaires las de tous nos renoncements, il nous reste plus qu’à battre notre coulpe pour avoir laissé pourrir les nobles idéaux issus de la résistance pour les remplacer par un libéralisme débile qui règne maintenant en maître à Pékin comme à New-York ou Bruxelles.
Fuir n’est certainement pas la solution, honte à ceux qui quittent le navire en premier ! On a donc oublié d’équiper les aussières de garde-rats !
La patrie sociale qui seule peut sauver la patrie classique, Jules Vallès
L’année 2013 sera bonne si elle nous réveille !
Bonne année quand même
!
Jean-Jacques
Blog d'un descendant de Corsaire tentant de porter un regard d'aventure sur ce XXI éme siècle sans âme et sans honneur : fric roi
lundi 31 décembre 2012
lundi 20 août 2012
Michel
Michel Pollac n’est plus ? pour les plus jeunes c’était le producteur animateur du célèbre « Droit de réponse » supprimé de l’antenne par TF1peu après sa privatisation par son nouveau propriétaire le groupe Bouygues.
Droit de réponse fût la seule émission de télé où l’on pouvait voir et entendre des hommes et femmes qui avaient des choses à dire autres que propos convenus, cirage de pompes, langue de bois et hypocrisie à tous les étages bref , Michel Polack était l’anti Drucker et ses émissions dégoulinantes de propos lénifiants, avec fausses embrassades de gens qui par ailleurs se détestent royalement. .
Depuis son éviction de Tf1 et toutes chaînes confondues ce n’est plus que conformisme à tous les étages, les seules émissions à y échapper plongent dans la vulgarité genre copulation nautique ou autre exhibitionnisme sans intérêt.
Pollack avait inventé un genre particulier, mais qui dérangeait en invitant l’originalité, des personnalités interdites sur les étranges lucarnes , sans peur d’ouvrir des dossiers brûlants et ses talents d’animateur faisait les reste. Il savait faire parler les taiseux, taire les phraseux, encourager les timides qui ont souvent plus de choses à dire que les verbeux logomachiques.
Depuis la télé fait le tri, remarquez bien ce sont toujours les mêmes que nous voyons se pavaner, ceux qui ont un tant soit peu de tchatche et comme on dit qui passent bien devant la caméra alors même que leur propos sont aussi creux qu’une aiguille d’Etretat. On ne voit qu’eux que ce soit en sport, en politique ou en faits divers. Ah ! les micros trottoirs dont on nous abreuve de gens qui n’ont rien vu, rien entendu mais qui causent ! Et je ne parle pas des soi-disant comiques qui prolifèrent et qui ne font rire qu’eux-mêmes et les scotchés télévisuels.
Tout ceci relève d’une certaine paresse intellectuelle et de la peur des retombées judiciaires car là comme ailleurs la télé prend la tournure anglo saxonne du judiciaire.
La moindre association, groupe de pression ethnique ou religieuse dès qu’ils se sentent attaqués déposent plainte. D’où une auto censure générale qui provoque un insupportable ennui. Sans compter sur la pub qui règne en maître et qu’il faut respecter elle, en oubliant que nous aussi nous sommes les bailleurs de la télé.
Insipide et sans saveur sont les qualificatifs qui conviennent désormais à la télé, cette lente dégradation est venue d’une part de la privatisation et sa résultante la concurrence et l’alignement du public sur le privé.
Seule ARTE échappe mais pour combien de temps encore, aux inévitables séries américaines fabriquées à la chaîne et qui parlent d’un monde qui nous est étranger. Entre la violence des films récents, les séries inintéressantes, seul recours ARTE ou TCM (payant) où la programmation de vieux films est un enchantement.
Canal + avec le grand journal tente sagement et de bien timide manière de donner dans l’irrespect et la controverse sans toujours y réussir.
Michel tu nous manques terriblement.
samedi 28 avril 2012
Le vrai travail
Le “vrai ” travail ? Celui des 600 accidents mortels, des 4500 mutilé s du travail par an ? Celui des droits violés, des licenciements sans motif et des heures supp’ impayées ?
Le « vrai » travail ? Celui des maladies professionnelles, amiante, TMS, surdité, cancers, qui augmentent, sont sous - déclarées, sous réparées.
Le “vrai” travail ? 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an dont entre 1/3 et 50 % liés au travail…
Le “vrai ” travail ? Ce jeune ascensoriste de 26 ans écrasé par l’engin qu ’ il réparait, à cause de la compétition sauvage « libre et non faussée » entre OTIS et KONE
Le “vrai ” travail ? Et les milliers d’ouvriers désamianteurs que Sarkozy laisse en ce moment mourir sans protection par refus d’un moratoire ?
Le « vrai » travail ? Celui de l’ouvrier de 55 ans devant son marteau piqueur ? De l’ instituteur de 62 ans pour sa 41e rentrée devant sa classe d’enfants ? De l ’ infirmière qui soigne encore à 65 ans ? De ceux pour lesquels le travail est devenu si pénible depuis le report de l ’âge de la retraite ?
Le “vrai ” travail ? Celui des mini - jo bs, des stages, des emplois saisonniers atypiques, des 3 X 8, des 4 X 8, des intérims et CDD répétés ?
Le “vrai ” travail ? Celui des millions de précaires ? « La vie, la santé, l ’amour sont précaires … pourquoi le travail ne le serait - il pas? » (Parisot/Sarkozy)
Le « vrai » travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres mal logés qui n’arrivent pas à vivre avec leurs salaires ?
Le « vrai » travail ? Celui du milliard d ’ heures supplémentaires non déclarées, non majorées, non payées attribuées à ceux qu i ont un boulot au détriment de ceux qui n ’en ont pas ?
Le « vrai» travail? Celui des femmes qui gagnent 27 % de moins que les hommes ?
Le « vrai » travail? Celui des jeunes à 25 % au chômage et à 80 % en CDD ?
Le “vrai” travail ? Celui des Travailleurs Handicapés exclus du dispositif retraite anticipée et pour lesquels les patrons paient plutôt que de les embaucher
Le « vrai » travail ? Celui des immigrés, forcés à bosser sans droits et sans papiers par des escl avagistes et marchands de sommeil bien franchouillards ?
Le « vrai» travail? Celui des seniors licenciés, 2 sur 3 à partir de 55 ans et qui ne peuvent cotiser que 35 annuités alors que 42 sont exigés dorénavant pour une retraite décente?
Le « vrai » travail ? Celui du partage féroce et forcé du temps de travail entre sur-travail sous -travail et sans - travail, avec des milliards d’ heures supplémentaires, trois millions de temps partiels à 60 % subi, trois millions de précaires, cinq millions de chômeurs ?
Le « vrai » travail ? Celui des restaurateurs dont 1 sur 4 utilisent des clandestins, non déclarés dans le fond de leur cuisine ?
Le “vrai” travail? Celui d’exploitants agricoles qui tuent des inspecteurs du travail pour pouvoir abuser d ’ immigrés clandestins ?
Le “vrai ” travail ? Celui des beaufs des cadres casques oranges de chez Bouygues, des contremaitres qui appellent leurs manœuvres de la « viande » ?
Le “vrai ” travail ? Celui qui ne fait jamais grève, qu’on ne voit jamais manifester, qui n ’est pas syndiqué, qui piétine son collègue ?
Le “vrai ” travail contre le droit du travail ? Le pauvre exploité apeuré qui sue, souffre et se tait !
Le “vrai ” travail.. « sans statut » ? « La liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail » selon Mme Parisot et… M. Sarkozy
Le « vrai » travail… sans loi ? Celui sans état de droit dans les entreprises, sans protection des contrats, sans promotion dans les carrières, sans garantie de l ’emploi ?
Le « vrai» travail ? Celui des conventions collectives, vieillies, foulées aux pieds par un patronat qui ne les négocient plus ?
Le “vrai ” travail sans syndicat ? Sans syndicat il n ’y aurait rien, pas de Smic, pas de durée légale, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de code du travail
Le « vrai » travail ? Sans CHSCT, sans hygiène sécurité, sans médecine du travail renforcée et indépendante ?
Le « vrai » travail? Celui sans délégué du personnel, sans comité d ’entreprise, sans CHSCT, sans institution représentative du personnel ?
Le “vrai ” travail ? à France Télécoms, des dizaines de suicides, faute inexcusable du patron de combat qui licencie, stresse, harcèle, casse.
Le “vrai ” travail ? Parlons en ! Stress, risques psychosociaux, harcèlement, souffrances, suicides, chantage à l’ emploi, management de combat ?
Le « vrai » travail ? Celui sans justice qui remet en cause les élections prud’ hommes et taxe de 35 euros ceux qui sont obligés de les saisir pour faire valoir leurs droits
Le “vrai ” travail ? Les travaux les plus durs sont les plus mal payés, bâtiment, restauration, nettoyage, transports, entretien, industries
Le “vrai ” travail ? Qu ’ est ce qu ’il y connaît ? Dans le bâtiment, 1,1 million bossent surexploités, maltraités, mal payés, accidentés, et meurent sans retraite.
Le « vrai » travail ? Celui des 900 000 foutus dehors par « rupture conventionnelle » de gré à gré sans motif et sans mesure sociale ?
Le « vrai » travail ? Celui soumis au chantage à l’ emploi, aux licenciements sans cause réelle et sérieuse, abusif, boursiers et incontrôlés ?
Le « vrai » travail? Celui soumis à la spéculation de la finance, des fonds de pension cyniques et rapaces, celui des Molex, de Sea France, de Gandrange et Florange, de Continental, Freescale, de Lejaby, de Pétroplus, ou des Fonderies du Poitou, de toutes celles et ceux qui ont du se battre pour le garder ?
Le « vrai » travail ? Celui des auto - entrepreneurs, un million en théorie, la moitié en réalité, qui se font exploiter comme faux salariés, à bas prix et sans protection sociale ?
Le « vrai » travail ? Celui des fausses externalisations, de la fausse sous- traitance, du marchandage, du prêt illicite de main d’oeuvre, des marchés truqués?
Le “vrai ” travail ? Celui qui bosse dur pour survivre misérablement ou celui qui exploite dur les autres pour vivre dans des palais dorés, avec des millions aux Iles Caïman ?
Le “vrai ” travail ? Celui des actionnaires, des rentiers, des riches, des banksters du Fouquet ’s qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ?
Le « vrai » travail ? Celui de Maurice Levy patron qui se ramasse 16 millions d’euros d’argent de stocks option de poche pillés sur les richesses produites par les salariés.
Le “vrai ” travail ? Qu ’ est ce qu ’ il y connaît ce cul doré de Sarkozy ? N ’a jamais passé la serpillière dans une cantine ni poussé un chariot.
« Le « vrai » travail ? C ’est celui qui n ’a jamais porté un casque que pour aller raconter des bobards aux sidérurgistes de Lorraine en ayant le culot d’aller ensuite accuser les syndicats de faire de la politique ! « Cette dernière phrase est de Jean - Jacques Salein
Cet article a été écrit par Gérard Filoche, publié le 24 avril 2012 à 9:19,
mercredi 18 avril 2012
Permis de tuer !

Le 9 avril dernier un incident s’est produit en mer 15 miles à l’ouest de Belle ile. Le Lady Ozge chimiquier de, 120m a heurté un chalutier de Lorient le Père Milo. Deux hommes étaient à bord du chalutier l’un est disparu l’autre a été hélitreuillé et est sauf ; le chalutier lui a coulé.
Cet incident s’est déroulé hors des eaux territoriales. Le cargo a bien voulu s’arrêter et mouiller au large de l’ile de Groix. Vous avez bien lu « a bien voulu » car en eau internationale le Lady Ozge pouvait très bien poursuivre sa route comme si de rien n’était ; il n’était pas obligé d’obtempérer ! Les règlements internationaux sont formels il n’a de compte à rendre qu’à son pavillon en l’occurrence la Turquie !
Une remarque pour dire que depuis on en a plus entendu parler, campagne prioritaire oblige.
Que s’est-il passé réellement? On aimerait bien le savoir mais on peut le supposer. Sur le chalutier ils étaient deux à bord et venaient de cesser la pêche. Sur le Cargo 14 hommes formaient en tout et pour tout l’équipage.
Pour avoir navigué moi-même durant cinq ans, je peux vous dire que tous les marins savent qu’ il faut pour assurer une veille efficace deux hommes en permanence à la passerelle surtout lorsqu’on navigue à proximité du littoral. A raison de trois quarts de 8h, cela fait déjà 6 hommes d’occupés à plein temps, on y ajoute le commandant, le cuisinier , 2 ou 3 personnes pour entretenir la machine, un électricien, le radio lui a disparu des navires, il ne reste donc plus que trois marins pour l’entretien courant du navire et de l’équipage, c’est peu. Alors pas besoin de dessin pour deviner ce qui se passe, reste au mieux à la passerelle un officier qui ne fait pas uniquement la veille : Il y a la route à tracer, les avurnavs (avis urgents aux navigateurs) à gérer à classe : le téléimprimeur débitant à tour de bras, il faut déterminer les avis qui concernent le navire et sa route auparavant c’est le Radio qui effectuait ce tri.
Alors pas étonnant qu’un petit chalutier ne soit pas aperçu !
Ainsi pour éviter tout ennui il suffit aux cargos de demeurer en zone internationale et d’avoir à la poupe un pavillon de complaisance, on est ainsi paré contre tout emmerdement de la part de la justice du pays concerné !
Dans le même temps l’affaire de l’Erika est remontée à flot pour confirmer s’il en était besoin l’immunité dont jouissent les pollueurs et meurtriers des mers.
Ainsi en mer dans la zone internationale on peut polluer et tuer impunément, les nations délivreurs de pavillon étant par leur nature même complaisantes.
A l’époque où je naviguais outre deux hommes de quart à la passerelle nous étions entre 35 et 40 hommes d’équipage sur un cargo de taille équivalente, ce qui permettait une disponibilité certaine du personnel en cas d’incident ou d’avarie. De plus nous naviguions sous pavillon français et tout incident en mer donnait lieu à un rapport de mer déposé au tribunal de commerce du port d’attache ou du premier port français touché.
Cet état de fait a disparu fin des années 60 avec l’apparition des pavillons de complaisance et ainsi la marine marchande a été la préfiguration de ce qu’allait devenir la globalisation telle que nous la vivons à l’heure actuelle. La Marine marchande a donc été précurseur en la matière. Et nous n’avons pas perçu ce qui allait arriver : l’extension des pavillons de complaisance à la finance, à l’industrie, au commerce et plus récemment à Internet etc….
Si tout a ainsi changé c’est au détriment des nations démocratiques donc un recul évident de cette démocratie au profit d’une espèce de no man’s land international quasiment dépourvu de lois ou réglementations où le peu de règlements qui existaient n’ont pas évolué pour le plus grand bonheur des spéculateurs, financiers, trafiquants et gougnafiers, de tout poil. Et dont profitent également les multinationales sans scrupules.
En l’absence de cette réglementation mondiale dont personne ne parle et ne désire, trop d’intérêts mercantiles sont en jeu, nous sommes condamnés à évoluer vers de moins en moins de démocratie et les consultations populaires, élections, référendums seront à ranger dans la panoplie des gadgets uniquement pour distraire le peuple, les choses importantes , essentielles étant décidées et réalisées hors de leur pouvoir.
Entre le riche et le pauvre, le maître et l’esclave la loi libère et la liberté enchaîne
Lacordaire (1848)
jeudi 5 avril 2012
Mots croisés

Hier soir à mots croisés Yves Calvi avait réuni quelques journalistes pour discuter de la campagne.
Une correspondante d’un journal anglais est intervenue pour dire qu’au cours de cette campagne delle avait noté comme une sorte de déni de la dette ! En effet les Anglais s’étonnent qu’on ne parle pas assez de celle-ci durant la campagne. Elle y voit un signe et certains journalistes français abondaient dans son sens, que les Français ne se rendaient pas compte de l’extrême gravité de la situation financière…Bref comme c’est souvent le cas chez les Anglais, ils pensent que nous sommes des indécrottables demeurés !
Elle parlait du danger qu’il y ait une fois l’élection terminée et le temps de la rigueur arrivé une grande déception ? Qu’est-ce qu’elle croit cette British que les Français sont des idiots qui ne se rendent pas compte de la situation ? Ils s’en rendent parfaitement compte mais curieusement seul un journaliste français a tenté d’aborder le sujet principal de préoccupation des Français : »Qui va payer la note ? »
Et c’est bien là le nœud du problème on peut discuter à loisir et sans fin sur la dette, son importance, la manière de la réduire etc… et crier la dette, la dette, en sautant comme un cabri ! Mais la vraie question est comment sera réparti l’effort de la rigueur ?
Il y aura inévitablement des augmentations d’impôt mais sans une réforme fiscale répartissant égalitairement les efforts on n’obtiendra pas le consensus nécessaire à cette rigueur.
Il sera également nécessaire de faire des économies budgétaires au niveau de l’état mais aussi des collectivités locales sans toucher aux services publics qui sont depuis 1945 facteur d’égalité et de consensus. Le mal est déjà en partie fait de ce côté-là vous me direz, mais il faut donc arrêter la casse et faire des économies en restructurant les administrations en décentralisant et évitant les doublons qui pourraient en résulter, mais de grâce conservons nos services publics à la française, n’en déplaise au reste de l’Europe. Cela serait encore mieux si des services publics européens étaient mis en place mais cela n’entre pas dans la politique ultra libérale européenne ce qui déclencherait l’ire des ultra-libéraux dont nos amis Anglais font partie.
Mais ces efforts qui vont nous être demandés devront être réalisés avec un esprit de consensus : éviter comme cela a été le cas ces cinq dernières années de monter les uns contre les autres : de dresser le justiciables contre les magistrats, les syndicalistes contre la masse trop importante des non-syndiqués, les Roumains, les banlieues livrés à la vindicte publique, les grévistes souvent stigmatisés en preneurs d’otages etc… J’en oublie. Sans rassemblement de tous les Français et ceux aspirant à la devenir il n’y aura pas d’effort accepté par tous donc efficace. Casser cet individualisme qui fût à l’honneur durant le dernier quinquennat.
Entre le riche et le pauvre, le suzerain et le vassal, le patron et l’ouvrier la loi libère et la liberté enchaîne. Lacordaire
dimanche 1 avril 2012
Fric et démocratie

Dans trois semaines nous aurons un bulletin à mettre dans l’urne. Pour l’instant le parti le plus important celui qui recueille le plus de non suffrages est celui des indécis. Ce sont eux que chaque formation politique va tenter de séduire. C’est difficile de séduire en amour comme en politique et, à mon humble avis, c’est beaucoup facile et tentant de faire peur surtout en direction d’une nation où le pourcentage de la jeunesse est plutôt faible.
Alors observez bien ce qui va se passer dans les prochains jours jusqu’au premier tour et avant le second. Notez bien les interventions des média, les événements et informations venant notamment de l’étranger. On oublie bien trop aisément la toute-puissance pris par le monde de l’argent et des finances. Pour eux leur seul but c’est le règne sans partage et ce qui les dérange profondément c’est le changement surtout en politique. Et ces consultations populaires où l’on donne ne serait-ce qu’une fois tous les cinq ans la parole aux non friqués les incommodent fortement.
Le monde du fric connaît le Président actuel qui ne leur a pas fait grand mal si l’on excepte ces rodomontades de Toulon et ces prises de position au Gvain non suivies d’effet notable et de plus il leur a donné des gages durant ses cinq années de pouvoir. Aussi est-il leur candidat préféré et cette oligarchie qui désormais gouverne le monde fera tout pour éviter le changement.
Pour elle ce n’est pas bien compliqué ; à combien estimez-vous le nombre de voix qu’apporterait à l’actuel Président l’annonce d’une future dégradation de notre notation financière ?
Un chiffrage exagéré, non vérifiable et doctement annoncé des promesses de la gauche ?
Le risque en cas d’arrivée au pouvoir de la gauche d’un débordement par le parti de Mélenchon ?
Oh, ce ne seront pas des annonces fracassantes mais plus insidieuses voir même sur le ton de la confidence qu’on pourra relever. Notez bien les différentes annonces à venir dans les média les prochaines semaines, cela m’étonnerait fort qu’on n’ait pas droit à ce genre de publications ou d’autres du même acabit. Le monde du fric a de quoi payer les imaginations les plus fertiles pour trouver de quoi faire trembler dans les chaumières et parler les vieux dictons : « on sait ce qu’on a mais on ne sait pas ce que l’on va avoir, cela pourrait être bien pire ! ». « Un tien vaut mieux que deux tu l’auras ! ».
La démocratie et le suffrage universel sont la hantise du monde de la finance, il fait tout pour en affaiblir les effets et notre dette est un levier puissant pour attiser nos peurs et nos angoisses. Grâce à cette dette provoquée en partie par notre impéritie mais pas seulement, la mondialisation des capitaux et son corollaire qui est l’exploitation des plus pauvres dans les pays sous –développés en est la principale raison. Ainsi afin que cette oligarchie qui nous fait presque regretter les 200 familles qui elles au moins étaient de chez nous, puisse continuer à nous saigner tranquille, il va falloir nous faire peur !
La lutte est parfaitement inégale entre une finance sans frontières et un syndicalisme qui a du mal à s’internationaliser quand il n’est pas purement interdit dans certains pays comme en Chine. Cette mondialisation financière sans véritable réglementation et contre-pouvoir où toutes les manipulations sont permises pour notamment échapper à l’impôt qui est en majeure partie dans les pays démocratiques la meilleure manière de réduire les inégalités. Justement ce sont les inégalités qui font la richesse de cette globalisation friquée et qui sont leur principale source de revenus.
Alors méfiance : un dicton en vaut un autre « La peur est souvent mauvaise conseillère ! »
A bon entendeur et électeur je vous salue!
mercredi 28 mars 2012
Nul entre les Nuls

Nul ne peut ignorer que dans quelques semaines nous serons appelés à voter afin d’élire un Président de la République. La campagne qui se déroule actuellement et son ambiance sont le reflet à la fois de la qualité des candidats ainsi que des analyses et commentaires des journalistes prompts à servir au public ce qu’il demande : question d’audience !
L’un des candidats, l’agité du vocal, a tout simplement traité son concurrent de nul outre que dans la nullité il y a des degrés divers, j’ajouterai qu’en matière de nullité, dans cette campagne, nous n’avons que l'embarras du choix !
Le premier d’entre eux qui demande sa réélection avec pour tout programme un bilan très contestable, une attitude assez peu présidentielle et une pêche aux voix des plus extrémistes. Sachant qu’à l’expérience ses promesses resteront en l’état et ne serviront que le temps d’une campagne.
Le challenger principal lui, outre son manque d’expérience, a la difficile mission de naviguer entre sa droite et sa gauche afin de ne perdre des voix ni d’un côté ni de l’autre ; ce qui amène de sa part un discours mi-figue mi-raisin qui ne convainc personne, ses principaux électeurs étant avant tout dans le rejet de l’actuel Président
A sa gauche on trouve un extraordinaire tribun qui a réussi le pari de faire remonter l’électorat communiste, de pomper les voix de l’extrême gauche jusqu’à dépasser un pourcentage d’intention de vote à deux chiffres. Quant à son discours, ses envolées lyriques mis à part, je dirais volontiers que sa navigation est face au vent, tirant des bords entre la rupture avec le capitalisme qu’il dit combattre et le marxisme pur et dur de ses alliés gaucho-communistes.
A sa droite l’inévitable Béarnais, candidat sans troupe, qui rassemble les électeurs ne sachant pas trancher entre un rejet de la droite, une culpabilité du social et la peur d’une aventure gauchisante au vu du succès de la nouvelle gauche. Son discours n’a guère changé depuis 2007 : la dette qui n’est plus une nouveauté alimente l’essentiel de son discours et parfois il a des dérapages médiatiques dans le but naïvement de prendre le contrepied des grands.
A l’extrême droite la fille à son père, même discours reculant pas à pas sur sa droite, oui, oui c’est encore possible, au fur et à mesure de l’empiètement de son voisin de gauche. L’œil un peu plus vif, la bouche un peu moins tordue mais tout aussi véhémente que son Papa. Elle a essayé d’amplifier la collecte des voix ouvrières mais elle est tombée sur plus fort qu’elle avec le tribun du Front de Gauche.
Les écolos ont fait fort en choisissant une vieille Dame respectable mais dont l’accent prononcé la rend parfois peu compréhensible et avec quelques idées très originales frisant le farfelu comme de supprimer le défilé militaire du 14 juillet ! La France n’est pas la Norvège, elle a un passé militaire glorieux ou pas, mais c’est l’Histoire et une majorité de Français y est attachée. Son look par ailleurs laisse à désirer, ses lunettes rubicondes de bout de nez la font ressembler au mieux à une grand-mère guettée par Alzheimer et au pire à une vendeuse Tupperware arrondissant sa maigre retraite !
Pour le reste je n’évoquerais pas les ralliés dont la diversion n’a été qu’un feu de paille, ceux qui se sont retranchés derrière leur manque de signatures ainsi que les deux extrémistes de Gauche dont l’électorat a été littéralement sucé par le Front de Gauche.
Et pourtant il va falloir voter donc choisir entre ses « nuls » à degré divers car il y a bien sûr une hiérarchie dans la nullité. A titre de comparaison on en est pas rendu au degré d‘inculture des candidats Républicains américains dont pour l’un la révolution américaine date du 16ème siècle et pour un autre la Lybie se trouve hors du continent africain… !
En tout état de cause étant donné l’état de nos finances, des efforts seront obligatoirement demandés aux Français. On en est plus à la glorieuse époque de la distribution tous azimuts durant le temps où le capitalisme nous favorisait, ce n’est plus le cas, les prébendes financières sont partis plus loin vers l’Asie. Ces sacrifices demandent avant tout une adhésion du plus grand nombre pour avoir une quelconque efficacité et seul e une répartition juste et équitable des efforts demandés pourra permettre cette adhésion. D’où une réforme fiscale nécessaire avec des sacrifices demandés au niveau de la totalité des revenus de chacun. Avec son corollaire qui devra être la chasse aux évasions et niches fiscales.
Qui sera capable et osera mettre en œuvre cette réforme fiscale juste et équitable….à défaut d’homme providentiel dont les Français raffolent ….à vous de choisir et bon courage… !
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