Nous avons maintenant une petite idée de quoi sera faite la future campagne électorale. Cela va volé haut , très haut ! Un avant goût est la polémique sur la porsche de DSK (http://www.porsche.com/usa/models/) j’ai du regarder sur la toile pour voir comment ça s’écrivait, c’est vous dire qu’en ce qui me concerne, y a pas photo, je suis bien de gauche !
Donc c’est parti pour la " gauche caviar ". On commence à éplucher les factures de ses costumes. Bientôt ce sera les robes et dessous de son épouse, sa marque de whisky préféré à plusieurs centaines d’Euro la bouteille etc... Tout cela bien évidemment pour éviter de parler de l’essentiel c’est à dire avant son programme de sa capacité à gouverner, de sa réussite au FMI où beaucoup avant lui se sont cassés les dents. A tout prendre riche ami des pauvres vaut mieux que pauvre ami et soutien des riches. Je préfère encore mieux la " gauche caviar " compétente à la droite chipolata dont nous pouvons actuellement mesurer les résultats.
Il y a quand même une différence importante entre inaugurer son quinquennat sur les Champs pour ensuite faire une croisière sur un yacht de luxe et de l’autre bord descendre d’une voiture de luxe alors qu’on est même pas encore en campagne.
Tout cela pour éviter le bilan et la comparaison des compétences, l’un fut pour certaines de ses actions la risée du monde, l’autre dirige un organisme mondial à la satisfaction de tous ou presque .
Descendre d’une voiture de luxe d’un ami c’est au plus anecdotique mais faire des cadeaux fiscaux à Mme Betancourt et à Bernard Tapie ce n’est plus du domaine de l’ anecdote cela frise la prévarication.
(Je me préparais à publier ce document sur mon blog quand le 15 au matin, la stupeur : DSK accusé de tentative de viol sur une femme de chambre… ! DSK a perdu les pédales ou coup monté ?
Peut-être ne saura–t-on jamais la vérité, la justice américaine privilégiant la recherche d'un coupable au détriment de la vérité).
L’UMP va devoir trouver d’autres casseroles pour François Hollande et Martine Aubry moins sujet que DSK à la " caviardisation ".
Au fil du temps cette élection d’un Président au suffrage universel penchant de plus en plus vers une " peopolisation " excessive devient insupportable. Nous sommes à un an de cette élection et tous les media sont déjà le pied au plancher sur les petits faits et gestes de chaque candidat potentiel.
On peut sérieusement s’interroger sur le bien fondé de ce système, qui désormais tous les cinq ans monopolise toute la presse pendant plus d’un an. Et si c’était pour exposer, discuter de choses sérieuses, de l’avenir du pays, des programmes en présence mais la plupart du temps cela consiste à évaluer les chances de chaque candidat, trouver l’anecdote, le petit détail que l’on monte en épingle pour démolir, dénigrer et pour, à l’arrivée, avoir un président élu, quel qu’il soit, totalement discrédité .
Sana compter les luttes intestines dans les partis et organisations pour choisir le candidat : primaires ou autres, au final pas toujours le plus apte d’ailleurs.
J’en viens sérieusement à regretter la IV éme où le président élu par les assemblées représentait la France dignement même s’il n’inaugurait que les chrysanthèmes.
Je ne sais si un des candidats aura assez de courage et d’audace pour présenter cette réforme constitutionnelle, pour l’instant j’en doute fort, l’audace n’est certes pas la qualité première de nos élites actuelles.
Dans le même temps on pourrait conserver le scrutin actuel pour l’élection de l’assemblée nationale afin d'obtenir une majorité stable et élire le sénat à la proportionnelle, ce qui permettrait une représentation des minorités plus équitables.
Le premier ministre serait alors avec sa majorité le vrai patron sans risque de cohabitation quelque peu stérilisante et sans un Président omnipotent et omniscient ne trônant pas toujours au-dessus de la mélée.
D’ailleurs j’en arrive à me demander si ce n’est pas nos amis Belges qui ont trouvé la bonne solution : dans le carcan économique qu’est devenu l’ UE a-t-on véritablement besoin d’un gouvernement ? Car enfin chaque membre de l’UE à un gouvernement avec de moins en moins de pouvoir et de latitude pris entre la globalisation de l’économie et les directives touche-à-tout de l’UE; alors qu'à la direction de l’UE trône un embryon de gouvernement croupion pratiquement sans pouvoir.
Je comprends que les Etats-Unis, la Chine et les états émergents s’en réjouissent, pour eux c’est du caviar. Mais pour nous assis entre deux chaises nous sommes très mal avec cette UE que notre grand Charles aurait eu vite fait de qualifier de " machin ".
C’est lui qui nous a présidentialisé notre bonne vieille république : réforme taillée spécialement pour sa grandeur mais dans laquelle les suivants se sont quelque peu égarés.
Avec la réforme citée plus haut le premier ministre et sa majorité serait en place pour cinq ans qui pourrait d’ailleurs éventuellement être réduit à quatre. Le temps de pouvoir accomplir un minimum de réformes.
Alors qu’actuellement La majorité des réformes sont mises en place durant les deux premières années de mandat, pour souvent terminer le mandat en roue libre ! Campagne électorale oblige !
Y aura-t-il quelqu’un pour présenter cette réforme suicidaire mais courageuse pour un candidat à la Présidence ?
Les qualités d’un dirigeant sont avant tout le courage, une vision claire de l’avenir, le pragmatisme et l’audace.
Qu’il soit vertueux, qu’il trompe ou non sa femme n’a strictement rien à voir avec la politique !
Les Anglo saxons se trompent dans leur choix, un saint vertueux est rarement un bon politique.
A chacun son charisme et ses compétences ! Sans compter que pour ce faire on fouille à loisir les poubelles de chaque candidat pour trouver la faille. C’est d’ailleurs ce qui va se passer pour la présumée dame violée du Sofitel. Et si cette dame est innocente, les avocats de DSK se chargeront de trouver suffisamment de détails dans sa vie privée pour la discréditer aux yeux du monde entier, alors que son seul crime serait d’être entrée sans frapper dans une chambre pour la nettoyer !
Pour en revenir à la politique, pendant que Kennedy couchait avec Marilyn (paraît-il) il faisait reculer et renvoyer les fusées de Kroutchev de Cuba et évitait par là un grave conflit.
L’hypocrisie est bien la chose au monde la mieux partagée !
Blog d'un descendant de Corsaire tentant de porter un regard d'aventure sur ce XXI éme siècle sans âme et sans honneur : fric roi
jeudi 26 mai 2011
jeudi 17 mars 2011
FUKUSHIMA……Japon ? France 10 mars 1906 1100 morts !

Durant ce désastre, tremblement de terre, tsunami et maintenant graves ennuis nucléaires les Japonais dans leur ensemble ont fait preuve d’un sang froid d’une rigueur morale dans l’épreuve exemplaire. Nous sommes tous admiratifs devant leur attitude face à de tels enchaînements de catastrophes.
Nous avons des leçons à prendre : pour l’instant face aux explosions de la centrale de FUKUSHIMA, je n’ai pas encore entendu de remises en question de la source d’énergie nucléaire au Japon. Alors qu’aux antipodes ce n’est qu’un concert d’attaques et de demandes de débats à chaud sur le nucléaire civil.
Ce qui était reproché il y a quelques semaines au chef de l’Etat suite à un horrible fait divers de réagir à chaud, les mêmes écolos démagos en font tout autant à l’heure actuelle au sujet du nucléaire.
Quels sont les dégâts humains de cette industrie, Three Mile Island , 0 morts bien qu’il y ait eu fusion du cœur du réacteur (même type de centrale à eau pressurisé que les nôtres). Tchernobyl : 4000 morts dénombrés, centrale sans confinement. Je ne nie pas la dangerosité de cette énergie, mais je me pose une question. Qui se souvient du 10 mars 1906 ? 1100 morts dans le Nord de la France : catastrophe de Courrières dans une mine de charbon.
Et les victimes de l’amiante et de l’asbestose maladie professionnelle reconnue depuis des dizaines d’année, combien de morts ?
Toute production d’énergie possède des risques inhérents à sa fabrication, son stockage,à l’élimination de ses déchets. Alors pourquoi ce déchaînement contre le nucléaire. Je m’interroge ? Un semblant d’explication est peut-être que les catastrophes minières et de l’amiante ne concernent que les travailleurs exposés aux risques : la valetaille ! Le risque du métier en quelque sorte. Quant aux risques nucléaires il concerne par la contamination tout le monde, riches comme pauvres, élites comme ignorants, ce n’est plus pareil. Ainsi la bande d’écolo démago ont beau jeu de sensibiliser les foules de les terroriser, de contester toutes données scientifiques et d’exiger un débat à chaud. Ce débat s’il a lieu arrange, à proximité des élections, la droite, la gauche étant divisée sur le sujet ; et si par malheur les écolos faisaient un score non négligeable aux élections présidentielles, il est permis de penser qu’on pourrait retrouver au second tour de nouveau droite contre extrême droite.
Mais revenons à l’énergie nucléaire 80 % de l’électricité produite en France, suivant les dires des doux rêveurs écologiques, on peut s’en passer pour être remplacer par Eole, même si on équipait tous les endroits assez ventés de France on ne pourrait produire qu’à peine 15% de notre électricité avec cette énergie. Le solaire effectivement peut-être une solution pour la maison individuelle notamment mais pour l’industrie ce ne sera pas suffisant. Les économies d’énergie bien sûr tout le monde est d’accord sur le sujet mais tout cela demandera du temps et ne résoudra pas toute la demande d’énergie industrielle qui ne cesse de croître.
Quant au discours des écologistes vous me permettrez de douter de sa pertinence. On nous terrorise avec les émissions de CO2 cause du réchauffement climatique en oubliant que ver l’an 1100 le Groenland était une prairie comme son nom l’indique d’ailleurs et que le climat n'a cessé de fluctuer au cours des siècles avec ou sans gaz à effet de serre. On hurle après le transport par camions et on refuse dans le même temps la construction du canal Rhin Rhône, alors que le transport fluvial est le moins polluant qui soit ?
Quant aux pauvres gens futurs exposés aux radiations nucléaires lorsqu’une de nos centrales ne manquera pas d’exploser : discours écolo démag. Et bien ceux-ci en foule entière chaque été vont s’exposer aux radiations de la plus énorme centrale nucléaire qui existe, l’astre solaire en s’exposant torse nu voir plus à ses radiations. Il n’y aura jamais autant d’irradiés par nos centrales que de morts par cancer de la peau alors que pour s’en protéger il suffit d’un voile de coton et d’un chapeau. On pourrait aussi parler de la cigarette première cause de mortalité volontaire et qui ne produit d’énergie utile que son plaisir éphémère.
Mais revenons à nos amis Japonais et souhaitons leur beaucoup de courage dont ils font montre déjà et méfions nous ici de la détestable démagogie ambiante, mal pernicieux et destructeur de nos démocraties.
Nous avons des leçons à prendre : pour l’instant face aux explosions de la centrale de FUKUSHIMA, je n’ai pas encore entendu de remises en question de la source d’énergie nucléaire au Japon. Alors qu’aux antipodes ce n’est qu’un concert d’attaques et de demandes de débats à chaud sur le nucléaire civil.
Ce qui était reproché il y a quelques semaines au chef de l’Etat suite à un horrible fait divers de réagir à chaud, les mêmes écolos démagos en font tout autant à l’heure actuelle au sujet du nucléaire.
Quels sont les dégâts humains de cette industrie, Three Mile Island , 0 morts bien qu’il y ait eu fusion du cœur du réacteur (même type de centrale à eau pressurisé que les nôtres). Tchernobyl : 4000 morts dénombrés, centrale sans confinement. Je ne nie pas la dangerosité de cette énergie, mais je me pose une question. Qui se souvient du 10 mars 1906 ? 1100 morts dans le Nord de la France : catastrophe de Courrières dans une mine de charbon.
Et les victimes de l’amiante et de l’asbestose maladie professionnelle reconnue depuis des dizaines d’année, combien de morts ?
Toute production d’énergie possède des risques inhérents à sa fabrication, son stockage,à l’élimination de ses déchets. Alors pourquoi ce déchaînement contre le nucléaire. Je m’interroge ? Un semblant d’explication est peut-être que les catastrophes minières et de l’amiante ne concernent que les travailleurs exposés aux risques : la valetaille ! Le risque du métier en quelque sorte. Quant aux risques nucléaires il concerne par la contamination tout le monde, riches comme pauvres, élites comme ignorants, ce n’est plus pareil. Ainsi la bande d’écolo démago ont beau jeu de sensibiliser les foules de les terroriser, de contester toutes données scientifiques et d’exiger un débat à chaud. Ce débat s’il a lieu arrange, à proximité des élections, la droite, la gauche étant divisée sur le sujet ; et si par malheur les écolos faisaient un score non négligeable aux élections présidentielles, il est permis de penser qu’on pourrait retrouver au second tour de nouveau droite contre extrême droite.
Mais revenons à l’énergie nucléaire 80 % de l’électricité produite en France, suivant les dires des doux rêveurs écologiques, on peut s’en passer pour être remplacer par Eole, même si on équipait tous les endroits assez ventés de France on ne pourrait produire qu’à peine 15% de notre électricité avec cette énergie. Le solaire effectivement peut-être une solution pour la maison individuelle notamment mais pour l’industrie ce ne sera pas suffisant. Les économies d’énergie bien sûr tout le monde est d’accord sur le sujet mais tout cela demandera du temps et ne résoudra pas toute la demande d’énergie industrielle qui ne cesse de croître.
Quant au discours des écologistes vous me permettrez de douter de sa pertinence. On nous terrorise avec les émissions de CO2 cause du réchauffement climatique en oubliant que ver l’an 1100 le Groenland était une prairie comme son nom l’indique d’ailleurs et que le climat n'a cessé de fluctuer au cours des siècles avec ou sans gaz à effet de serre. On hurle après le transport par camions et on refuse dans le même temps la construction du canal Rhin Rhône, alors que le transport fluvial est le moins polluant qui soit ?
Quant aux pauvres gens futurs exposés aux radiations nucléaires lorsqu’une de nos centrales ne manquera pas d’exploser : discours écolo démag. Et bien ceux-ci en foule entière chaque été vont s’exposer aux radiations de la plus énorme centrale nucléaire qui existe, l’astre solaire en s’exposant torse nu voir plus à ses radiations. Il n’y aura jamais autant d’irradiés par nos centrales que de morts par cancer de la peau alors que pour s’en protéger il suffit d’un voile de coton et d’un chapeau. On pourrait aussi parler de la cigarette première cause de mortalité volontaire et qui ne produit d’énergie utile que son plaisir éphémère.
Mais revenons à nos amis Japonais et souhaitons leur beaucoup de courage dont ils font montre déjà et méfions nous ici de la détestable démagogie ambiante, mal pernicieux et destructeur de nos démocraties.
mardi 8 mars 2011
Quelle année……

Les douze mois qui viennent vont être durs à vivre, de sondages en sondages, de débats en débats, nous ne pourrons ouvrir notre poste radio ou télé sans en entendre parler …au printemps 2012 nous allons devoir élire un nouveau président ou horreur ! reconduire le même.
De quoi s’agit-il en fait ? D’élire simplement un homme ou une femme doué de bon sens notamment celui des réalités qui nous entourent, doté d’un programme qui évitera le rasage gratis, les promesses démagogiques et annoncera aussi clairement les efforts à fournir avec une seul impératif : l’équité.
Compte tenu de ce qui précède le choix sera fort simple. Éliminer en premier les candidats au programme tout en promesses dans le sens du poil qui comme chacun sait, avec un peu d’expérience, ne seront jamais tenues.
A mon humble avis la liste sera ainsi considérablement éclaircie.
Vient alors la compétence, car plus qu’un programme souvent ne résistant pas à l’épreuve du temps et des aléas imprévisibles de l’économie, il est nécessaire d’avoir un chef d’état possédant, en ces temps difficiles, des qualités indispensables d’économiste, une bonne culture ne nuit pas et n’oublions pas qu’il représentera la France pas uniquement celle du terroir ou des cités mais aussi celle du passé, de ses artistes et de sa langue.
En v’la encore une bordée d’éliminer, que reste-t-il. ? Ah j’oubliais un représentant de la France polyglotte ou pour le moins maîtrisant l’Anglais correctement serait un plus non négligeable.
Voici un tableau qui vous permettra de choisir.
Notes Leur Programme contient
-10 Des promesses démagogiques
+20 Des promesses chiffrées
- 10 Des promesses tout azimut
- 10 Une absence d’efforts demandés et annoncés
-20 Des propos racistes, Xénophobes
+20 Une non modification de la loi sur la laïcité
-20 Une proposition de sortie de l’Europe
+ 30 La défense des services publics
Le Candidat a
+10 De la prestance
+30 Le sens des réalités
+30 Le sens de l’équité
+10 Parle correctement notre langue
+15 de la Culture
- 20 Proféré des insultes
+50 des Compétences économiques
+20 La capacité de Parler Anglais couramment
+5 un(e) compagn(e)(on) agréable *
+10 Un talent de Polyglotte(parle + de 2 langues)
Totaux
Faites les totaux cela vous donnera déjà une idée, et vous évitera de répondre inconsidérément en cas de sondage. Éliminer d'emblée les candidats négatifs.
A vos calculettes
jeudi 25 novembre 2010
Approchez …Qui veut du KWH…, il est bon, Il est pas cher, il est écolo !

Une nouvelle fois sur France 3, une information nous est donnée dont le résultat est annoncé comme une avancée, un bienfait, qu’on se le dise , et qui se révèle en fait être une nouvelle arnaque sur le journal de France2 qui suit .
Je m’explique : nous savons tous qu’en France nous devons notre indépendance énergétique au nucléaire. Et ceci grâce au Général et à ceux qui l’ont suivi et qui ont doté la France d’un parc de centrales nucléaires assurant 70% de notre énergie électrique.
Ces centrales c’est nous contribuables qui les avons payées, EDF étant une entreprise d’État, c’est d’ailleurs en partie pour cela que nous avons jusqu’à maintenant bénéficié d’un prix du KWH le plus bas d’Europe. Et tout cela est très logique, que les investisseurs, c’est à dire entre autre ma pomme, retrouvent leurs billes.
Par ailleurs nous avons vu récemment "grâce" à l’Europe l’apparition de sociétés concurrentes d’EDF qui ont bien du mal à s’implanter sur le marché. Car nos gouvernants n’ont pu faire autrement que d’assurer aux petits usagers des soit-disant avantages tarifaires procurés par les bas tarifs EDF, et qui en fait se révélaient être simplement notre du.
Ainsi mis à part quelques huluberlus, ou victimes innocentes de la publicité mensongère des concurrents d’EDF, nul n’a voulu changer son contrat pour aller vers les gougnafiers de la concurrence qui soit dit en passant fournissait à leurs usagers de l’électricité produite en majeure partie par des centrales polluantes.
C’était trop beau, tout cela fonctionnait trop bien. Et nous savons maintenant qu’avec ce gouvernement tout ce qui marche est suspect, qu’il faut absolument que tout ce qui tourne rond passe sous les fourches caudines de la réformette : maladie de nos élites au commande. La réussite de cette gouvernance ne se mesurant pas à la qualité des réformes mais à leur nombre.
Ainsi de façon que les pauvres entreprises privées puissent faire les bénéfices catquarantiens que l’on connaît, va imposer à EDF de vendre à ceux-ci un KWH produit par le nucléaire moins cher (1/4 de la production).
Ainsi l’État, en catimini, fort de leur victoire sur le conflit des retraites est en train de brader le potentiel nucléaire d’EDF qui soit dit en passant se trouve face à des centrales vieillissantes à renouveler.
La logique voudrait que pour ce faire on vende le KWH à un prix plus élevé et bien non, c’est au prix de revient qu’ EDF devra vendre son KWH. Les bénéfices seront donc pour le privé.
Pour en revenir au début de cet article, France 3 annonçait péremptoirement, sans développement ni explications, par je ne sais quelle damoiselle, que mécaniquement si EDF conserve un prix du KWH élevé pour ses concurrents immanquablement le coût de l’électricité augmentera.
Quelques instants après sur France2 on nous prévenait que de toutes façons le prix du KWH allait augmenter pour atteindre la moyenne européenne.
Ainsi dans le cas où EDF est dans l’obligation de vendre moins cher ses KWH à la concurrence où ira la différence ?
Une preuve de plus s'il en fallait, des penchants de ce gouvernement vers la confrérie du CAC40.
Et ce ne sont pas les Direct Energie, Pohewo et autres qui construiront en toute sécurité de nouvelles centrales nucléaires.
Nous vivons une époque dite moderne !
lundi 15 novembre 2010
De Droite à Gauche


Je pense que vous avez observé que le parcours politique des différents hommes s’intéressant de près ou de loin à la chose publique va en majeure partie de la gauche vers la droite. On pourrait dire que c’est la voie normale d’ascension vers la maturité, ou encore, de manière plus abrupte, un certain affadissement des idées vers ce qu’on nomme la sagesse, lorsqu’on veut être aimable, et le renoncement aux générosités de jeunesse dans la douceur du confort enfin atteint si l’on veut parler vrai.
Les exemples sont légions de Doriot à Besson en passant par Chirac et tous les ex Maos qui peuplent nos écrans et nous inondent de leur prose définitivement assagie et souvent étonnement complaisante avec la lente et persistante régression sociale que nous vivons actuellement .
Mais il y a des exceptions qui optent pour le parcours inverse, qui ne prennent pas la même route qu’eux ce qui a le don de les irriter profondément. Non les braves gens n’aiment pas qu’on prenne une autre route…!
Il y a deux exemples célèbres et qui curieusement furent les plus prestigieux Présidents de notre cinquième république. Je veux parler de De Gaulle et de Mitterrand, tous les deux sont partis l’un de Maurras, l’autre d’un temps de collaboration avec le gouvernement de Vichy pour arriver tous les deux à gouverner avec le Parti Communiste. Etonnant non ?
Ce serait trop facile de dire qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, car cette maxime est réversible, et de plus semblerait faire croire que ceux qui, en dépit de tout, conservent leur penchant à gauche, ne sont que des ignares aveugles à ce qui se passe autour d’eux : la droitisation générale du monde actuel. Le panurgisme est aussi une règle non écrite de la politique dite moderne : nous sommes les seuls à penser cela donc nous sommes dans l’erreur !
On ne cesse de reprocher à François Mitterrand, à la fois son parcours vichyssois et son passage au ministère de l’intérieur et de la justice sous les différents gouvernement de la quatrième République avec, récemment, la découverte qui n’en était pas une, de la condamnation à mort de quarante indépendantistes algériens alors qu’il était garde des sceaux.
Oubliant au passage que celui-ci quitta le gouvernement de Vichy pour entrer dans la résistance et qu’au ministère de la justice il fît moins, bien qu’ encore trop, que son prédécesseur en 1945 lors des massacres de Sétif qui firent au bas mot plus de 20.000 morts algériens.
Quant au Général en prenant un parcours de gauche lors de la libération, gouvernant avec les communistes , il nous évita une guerre civile : les américains voulant empêcher à tout prix que la France tombe dans la sphère communiste avaient pour ce faire préparer la nomination d’un " Gauleiter" et la mise sous tutelle de notre pays. Imaginez ce qu’aurait été la réaction des FTP et d’une partie des FFI encore armés à l’époque face à un gouvernement yankee. Nous avons échappé de peu à "Ridgway la peste" grâce au grand Charles.
Certains diront que pour mieux les étouffer il n’y avait rien de mieux à faire que de les prendre avec soi dans l’équipe gouvernementale. Mais il ne faut quand même pas oublier les lois sociales promulguées lors de la libération, les mêmes que l’on essaye maintenant de supprimer.
Sous Mitterrand en 1981 avec le programme commun on poursuivit ses avancées sociales : retraite à 60 ans, lois syndicales, suppression de la peine de mort etc…
Ainsi ce qui caractérise ses deux éminents chefs d’Etat, c’est un pragmatisme éclairé : De Gaulle n’hésitant pas à aller à l’encontre du "Je vous ai compris" lancé au balcon du GG à Alger en négociant avec le FLN.
Mitterrand , en 82, n’hésitant pas à se séparer de Maurois afin d’entamer un virage serré vers une économie plus saine. Les deux faisant ensuite front crânement face à leurs nombreux déçus.
Les exemples sont légions de Doriot à Besson en passant par Chirac et tous les ex Maos qui peuplent nos écrans et nous inondent de leur prose définitivement assagie et souvent étonnement complaisante avec la lente et persistante régression sociale que nous vivons actuellement .
Mais il y a des exceptions qui optent pour le parcours inverse, qui ne prennent pas la même route qu’eux ce qui a le don de les irriter profondément. Non les braves gens n’aiment pas qu’on prenne une autre route…!
Il y a deux exemples célèbres et qui curieusement furent les plus prestigieux Présidents de notre cinquième république. Je veux parler de De Gaulle et de Mitterrand, tous les deux sont partis l’un de Maurras, l’autre d’un temps de collaboration avec le gouvernement de Vichy pour arriver tous les deux à gouverner avec le Parti Communiste. Etonnant non ?
Ce serait trop facile de dire qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, car cette maxime est réversible, et de plus semblerait faire croire que ceux qui, en dépit de tout, conservent leur penchant à gauche, ne sont que des ignares aveugles à ce qui se passe autour d’eux : la droitisation générale du monde actuel. Le panurgisme est aussi une règle non écrite de la politique dite moderne : nous sommes les seuls à penser cela donc nous sommes dans l’erreur !
On ne cesse de reprocher à François Mitterrand, à la fois son parcours vichyssois et son passage au ministère de l’intérieur et de la justice sous les différents gouvernement de la quatrième République avec, récemment, la découverte qui n’en était pas une, de la condamnation à mort de quarante indépendantistes algériens alors qu’il était garde des sceaux.
Oubliant au passage que celui-ci quitta le gouvernement de Vichy pour entrer dans la résistance et qu’au ministère de la justice il fît moins, bien qu’ encore trop, que son prédécesseur en 1945 lors des massacres de Sétif qui firent au bas mot plus de 20.000 morts algériens.
Quant au Général en prenant un parcours de gauche lors de la libération, gouvernant avec les communistes , il nous évita une guerre civile : les américains voulant empêcher à tout prix que la France tombe dans la sphère communiste avaient pour ce faire préparer la nomination d’un " Gauleiter" et la mise sous tutelle de notre pays. Imaginez ce qu’aurait été la réaction des FTP et d’une partie des FFI encore armés à l’époque face à un gouvernement yankee. Nous avons échappé de peu à "Ridgway la peste" grâce au grand Charles.
Certains diront que pour mieux les étouffer il n’y avait rien de mieux à faire que de les prendre avec soi dans l’équipe gouvernementale. Mais il ne faut quand même pas oublier les lois sociales promulguées lors de la libération, les mêmes que l’on essaye maintenant de supprimer.
Sous Mitterrand en 1981 avec le programme commun on poursuivit ses avancées sociales : retraite à 60 ans, lois syndicales, suppression de la peine de mort etc…
Ainsi ce qui caractérise ses deux éminents chefs d’Etat, c’est un pragmatisme éclairé : De Gaulle n’hésitant pas à aller à l’encontre du "Je vous ai compris" lancé au balcon du GG à Alger en négociant avec le FLN.
Mitterrand , en 82, n’hésitant pas à se séparer de Maurois afin d’entamer un virage serré vers une économie plus saine. Les deux faisant ensuite front crânement face à leurs nombreux déçus.
Dans quelques mois nous irons aux urnes pour l’élection d’un Président, quel choix ?
Voter en fonction de promesses électorales c’est à coup sûr aller vers une désillusion bien connue ; seule la confiance dans un homme pragmatique capable de gouverner selon les aléas de la conjoncture devrait guider notre choix.
La France est majoritairement à droite, seule la division de la droite ou une présidence particulièrement mauvaise peut faire gagner la gauche. Mais celle-ci ne peut gouverner valablement sans consensus, sans toutefois aller jusqu’à un gouvernement de coalition comme c’est le cas outre Rhin, on peut trouver un homme ayant à la fois l’aval d’une large partie de la gauche et du centre et sans rejet profond de la droite.
En ces temps difficiles il faut jouer l’efficacité.
Donc un homme pragmatique, de centre gauche, avec une aura internationale, et pour qui les problèmes économiques n’ont pas de secret, inutile de le nommer vous l’avez reconnu.
Reste une inconnue, en a-t-il le désir ?
Voter en fonction de promesses électorales c’est à coup sûr aller vers une désillusion bien connue ; seule la confiance dans un homme pragmatique capable de gouverner selon les aléas de la conjoncture devrait guider notre choix.
La France est majoritairement à droite, seule la division de la droite ou une présidence particulièrement mauvaise peut faire gagner la gauche. Mais celle-ci ne peut gouverner valablement sans consensus, sans toutefois aller jusqu’à un gouvernement de coalition comme c’est le cas outre Rhin, on peut trouver un homme ayant à la fois l’aval d’une large partie de la gauche et du centre et sans rejet profond de la droite.
En ces temps difficiles il faut jouer l’efficacité.
Donc un homme pragmatique, de centre gauche, avec une aura internationale, et pour qui les problèmes économiques n’ont pas de secret, inutile de le nommer vous l’avez reconnu.
Reste une inconnue, en a-t-il le désir ?
Après Mendés et Delors ne passant pas à nouveau à coté d’un homme en capacité de redresser le pays.
jeudi 11 novembre 2010
Dans la nasse...pieds et poings liés

Comment cela a-t-il pu arriver ? Cette semaine on commémorait, je pourrais plutôt dire on récupérait en grandes pompes la mémoire du Général. Je n’ai pas observé de casque anti-bruit sur les oreilles des participants et pourtant le retournement du Grand Charles dans sa tombe devait faire un bruit assourdissant.
Ah non ! Pas à cause de la présence du petit Nicolas qui tentait de redorer son blason à bon compte. Quelques heures pris sur un emploi du temps hyper chargé afin de pouvoir pénétrer à la Boisserie, Quel symbole ! Même sans avoir à baisser la tête, c’était peu au regard du bénéfice escompté auprès des béats du journal télévisé !
Mais ne pensez vous pas que la France, indépendante et souveraine comme il la désirait, à la merci d’un point de plus d’une agence de notation d’outre Atlantique, un horrible machin de plus, anonyme de surcroît, n’est pas de nature à faire bouger le Grand Charles dans sa tombe ? Mais comment a-t-on pu en arriver là ?
Ceci dit il faudrait ajouter, en voyant le concert de louanges venant de tous cotés, de la droite comme de la Gauche, la phrase prononcée lors de l’assassinat du duc de Guise "Il est encore plus grand mort que vivant"
Ceci dit il faudrait ajouter, en voyant le concert de louanges venant de tous cotés, de la droite comme de la Gauche, la phrase prononcée lors de l’assassinat du duc de Guise "Il est encore plus grand mort que vivant"
La France est désormais à la merci d’une agence de notation apatride puisque désormais la finance internationale n’a plus qu’une patrie : le Fric, son président, inconnu, sa devise, toujours plus, son drapeau dans la poche.
Mais quelle histoire ! Un vrai roman policier. A l’origine deux irresponsables, Margaret et Ronald qui institue le fric roi, plus d’entraves à la circulation de l’argent et toujours plus d’argent sur et sous la table en déréglementant à outrance. Les deux compères se frottaient les mains. Dans un premier temps cela dopa le marché, stimulant la croissance. L’argent coula à flots. Mais nos illustres penseurs économiques, seules références désormais, n’en finissent pas de cogiter pour savoir que faire de toute cette manne… ben, le recyclage étant de mode, de l’argent, du fric tout simplement ! Quelle trouvaille !
Et pendant ce temps là on faisait plutôt mal que bien une sorte de super état qui n’en était pas un : l’Europe! Dans la logique du temps : un grand marché et comme cela ne suffisait pas une monnaie unique. Les autres se frottèrent les mains, les Etats-uniens avec leur planche à billets les Chinois avec leur petit Yuan. L’Euro n’avait plus alors qu’à grimper vers des sommets plombant ainsi nos exportations tout en réjouissant nos amis germaniques adorateurs de monnaie forte.
Et pendant ce temps là on faisait plutôt mal que bien une sorte de super état qui n’en était pas un : l’Europe! Dans la logique du temps : un grand marché et comme cela ne suffisait pas une monnaie unique. Les autres se frottèrent les mains, les Etats-uniens avec leur planche à billets les Chinois avec leur petit Yuan. L’Euro n’avait plus alors qu’à grimper vers des sommets plombant ainsi nos exportations tout en réjouissant nos amis germaniques adorateurs de monnaie forte.
De l’autre coté de l’Atlantique on vit apparaître à la tête de la super planche à billets un autre menteur de haut vol, Mister Busch, qui fit croire à tous ou presque (merci Jacques) que Sadam était prêt à raser la terre entière avec ses armes de destruction massive. D’où envoi d’un corps expéditionnaire quelque peu international. Pour cela il fallait trouver de l’argent, pas de problème la planche repris du service et on serra la ceinture des petits "américains" qui ne purent rembourser les prêts de leur maison achetée à crédit. Qu’à cela ne tienne, on les fout dehors mais les banques ont du mal à récupérer leur bille. Faillites en cascade, tout étant désormais globalisé cela se répercute ailleurs, en Europe notamment, et c’est la crise avec les conséquences que l’on sait.
Alors les "Grands de ce monde" le Gvain se réunit sous les regards de la presse toute béate d’admiration: on allait voir ce qu’on allait voir ! Finie la liberté sans entraves de la finance apatride, finis les paradis fiscaux, finis les bonus extravagants des Traideurs etc...
Et qu’est-ce qu’on a vu? On a vu que ceux qu’on devait réglementer, mettre au pas, amener à la raison c’est eux qui maintenant nous réglementent, ce sont eux qui désormais nous notent.
Et cela tout en conservant les Paradis fiscaux décrétés incontournables pour une saine économie (sic), les Traideurs continuant à toucher des bonus mirobolants. Tout est reparti comme avant, comme si le retour de la crise n’ était qu'une illusion de plus.
Et cerise sur le gâteau, ces messieurs rois du fric, les Traideurs, continuent d’inventer des produits que même les banquiers et les journalistes financiers ne peuvent comprendre ! C'est dire !
Et qu’est-ce qu’on a vu? On a vu que ceux qu’on devait réglementer, mettre au pas, amener à la raison c’est eux qui maintenant nous réglementent, ce sont eux qui désormais nous notent.
Et cela tout en conservant les Paradis fiscaux décrétés incontournables pour une saine économie (sic), les Traideurs continuant à toucher des bonus mirobolants. Tout est reparti comme avant, comme si le retour de la crise n’ était qu'une illusion de plus.
Et cerise sur le gâteau, ces messieurs rois du fric, les Traideurs, continuent d’inventer des produits que même les banquiers et les journalistes financiers ne peuvent comprendre ! C'est dire !
Ainsi, on peut nous raconter ce qu’on le veut nous sommes désormais en matière de finances définitivement, sans recours possibles, d’une ignorance crasse.
Dans cette situation fi de toutes les politiques sociales, muselé les états providences, la honte absolue dans ce monde du fric roi.
Dans cette situation fi de toutes les politiques sociales, muselé les états providences, la honte absolue dans ce monde du fric roi.
D’où ces réformes nécessaires mais injustes dans leurs implications telle que celle des retraites que nous venons de vivre.
Si bien que désormais la gauche est bien en peine de présenter un programme qui soit à la fois social et crédible.
On y est désormais : pour avoir voulu échapper à la dictature du prolétariat nous sommes maintenant sous la dictature et la coupe des marchés et cela je le crains pour un bon moment.
Quelques hurluberlus mis à part dont nous faisons partie qualifiés de ringards adeptes de la solidarité nationale, toutes les autres nations les unes après les autres se rangent et se plient aux diktats des marchés.
Si bien que désormais la gauche est bien en peine de présenter un programme qui soit à la fois social et crédible.
On y est désormais : pour avoir voulu échapper à la dictature du prolétariat nous sommes maintenant sous la dictature et la coupe des marchés et cela je le crains pour un bon moment.
Quelques hurluberlus mis à part dont nous faisons partie qualifiés de ringards adeptes de la solidarité nationale, toutes les autres nations les unes après les autres se rangent et se plient aux diktats des marchés.
Les Gaulois au temps de César étaient déjà qualifiés d’irréductibles, je conclurais en disant que l’intégration se porte bien car malgré les vagues d’immigrations successives nous le sommes toujours autant et c’est tout en notre honneur.
Les Manifs contre le projet inique des retraites ont étonné le monde, eh bien tant mieux, dans ce contexte ce n’est pas la victoire qui importe mais le combat.
Les Manifs contre le projet inique des retraites ont étonné le monde, eh bien tant mieux, dans ce contexte ce n’est pas la victoire qui importe mais le combat.
samedi 2 octobre 2010
Des Hommes et des Dieux

1.500.000 entrées déjà … Pourquoi, quelles sont les raisons de ce succès pour un film à contre courant des modes et tendances ?
Ce film à thème principalement religieux, catholique de surcroît alors que les médias nous ont inondés, ces derniers mois, de récits de pédophilie souvent vieux de plus de 20 ans commis par des ecclésiastiques.
Alors que régulièrement on associe catholicisme à ringardisme notamment au sujet des mœurs : préservatifs, contraception, avortement.
Alors que les églises se vident de plus en plus de leur fidèle.
Alors qui a fait courir tout à chacun vers les salles obscures pour y voir huit moines au cœur du drame algérien, face au terrorisme islamiste, s’interrogeant de savoir s’il faut partir ou rester ?
Un film au rythme inhabituel, d’une lenteur monastique "rythmes lents sous les rutilements du jour" comme l’a écrit Rimbaud, des vues très belles sur les montagnes environnantes illustrent cette phrase du poète.
Sans intrigue majeure avec une fin connue à l’avance.
Une musique classique ou psalmiste loin du déchaînement bruyant et sans nuances des rockers habituels mais, s’agissant des psaumes, qui n’est pas sans rappeler certains airs de Rap.
Pas d’intrigue amoureuse, seul l’ épanchement d’une jeune algérienne sur ses soucis amoureux auprès de frère Luc jette un regard discret vers la vie du monde extérieur .
Aucune intrigue policière, puisque nous demeurons dans l’ignorance des auteurs de l’enlèvement et des assassinats qui ont suivi ; seul une très belle image des moines s’enfonçant dans la neige et la brume de l’hiver algérien laisse ensuite libre cours à notre imagination pour concevoir ce que fût leur drame par la suite.
Alors qui a fait courir les foules voir ce film ?
Le succès obtenu au Festival de Cannes ? Mais ils sont nombreux ces films primés qui ont vidé les salles ?
Plusieurs raisons peuvent être avancées : une certaine overdose du bruit et de la fureur qui est bien souvent le lot des films en vogue. Le succès d’estime d’un film de 4 h "le Grand silence" sur les Chartreux qui portait bien son nom, était à cet égard prémonitoire.
La politique et l’économie ne sont , à mon avis, pas absentes de ce succès : face au déclin annoncé de nos économies européennes et au système de vases communicants avec les pays émergents. L’appauvrissement des uns faisant la "richesse" des autres fait que peut-être alors a-t-on envie de se réfugier ailleurs dans des valeurs plus authentiques que le consumérisme et la recherche à tout prix de la richesse matérielle qui désormais nous fuit.
La tolérance qui mène à un dialogue fructueux avec les musulmans dont le film par petites touches rend compte d’une façon admirable. Que ce soient les cérémonies musulmanes auxquelles les Pères assistent mais aussi, limite extrême, la poignée de main un instant retenue de Christian avec le chef terroriste que les moines, refusant le nom terroriste, dénomment "Frères des montagnes" dans le but de les distinguer sans acrimonie, tous étant en uniforme, des "Frères de la plaine" que sont les soldats des forces armées algériennes.
Ce dialogue inter religieux avec nos frères musulmans n’est pas nouveau, dans son livre "Passion pour l’Algérie" John Kiser rappelle la bonne entente qui existait entre l’émir Abd El Kader et Mgr Dupuch alors évêque d’Alger lors de l’insurrection contre la colonisation.
Ce dialogue inter religieux avec nos frères musulmans n’est pas nouveau, dans son livre "Passion pour l’Algérie" John Kiser rappelle la bonne entente qui existait entre l’émir Abd El Kader et Mgr Dupuch alors évêque d’Alger lors de l’insurrection contre la colonisation.
Enfin Il ne faut non plus sous estimer l’intérêt que portent les Français à l’Algérie, trop de liens nous ont unis, que ce soit les rapatriés mais aussi tous les jeunes dont j'étais ainsi que plusieurs moines de Thibirine qui ont été amenés à combattre l’armée de libération algérienne.
D’ailleurs ce n’est pas évoqué dans le film mais Christian de Chergé le père Abbé de Thibirine, lieutenant en Algérie a été sauvé de la mort par un Algérien, Mohammed, qui ensuite fut tué par la rébellion.
D’ailleurs ce n’est pas évoqué dans le film mais Christian de Chergé le père Abbé de Thibirine, lieutenant en Algérie a été sauvé de la mort par un Algérien, Mohammed, qui ensuite fut tué par la rébellion.
Autre raison de ce succès est la foi de ces hommes, pas une foi sectaire, sans doutes, mais remise en question : que faisons nous là ? est-ce utile ? Nous refusons le martyr pour le martyr mais pourquoi prendre ce risque ?
"Une foi qui ne doute pas est une foi morte" a dit le poète. Le risque religieux qui a fait tant de victimes est là : une foi sans remise en cause, sans interrogation balayant tout sur son passage pour devenir le siège de l’intolérance absolue.
A cet égard la main tendue du chef islamique à Christian est symbolique que tout n’est pas perdu, que l’espoir subsiste et que les moines s’ils devaient chercher une raison d’être là, ceci en est une ainsi que la réflexion d’une habitante de Thibirine inversant la phrase d’un moine lui disant qu’ils étaient comme des oiseaux sur la branche lui répondit "C’est vous la branche nous nous sommes les oiseaux".
"Une foi qui ne doute pas est une foi morte" a dit le poète. Le risque religieux qui a fait tant de victimes est là : une foi sans remise en cause, sans interrogation balayant tout sur son passage pour devenir le siège de l’intolérance absolue.
A cet égard la main tendue du chef islamique à Christian est symbolique que tout n’est pas perdu, que l’espoir subsiste et que les moines s’ils devaient chercher une raison d’être là, ceci en est une ainsi que la réflexion d’une habitante de Thibirine inversant la phrase d’un moine lui disant qu’ils étaient comme des oiseaux sur la branche lui répondit "C’est vous la branche nous nous sommes les oiseaux".
Spectateurs, je ne pense pas que nous puissions sortir indemnes de ce film, trop de questions nous y sont posés : l’amour des autres , la solidarité, le détachement aux fausses valeurs de notre temps, la tolérance, la foi, le dialogue avec l’Islam.
Je ne ferais pas de parallèle avec des événements récents largement débattus dans les médias, trop facile, mais à n’en pas douter les spectateurs du film l’ont certainement fait.
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