jeudi 18 mars 2010

Halte aux Volts



Hier soir sur France 2 j’ai cru défaillir devant tant d’âneries. En effet sous couvert d’expérience scientifique nous avons eu droit à une soit disante démonstration de défonçage de portes ouvertes.
Pas besoin d’une émission de télé avec pléthore de philosophes psychologues en tout genre, pour certains d’ailleurs totalement incompréhensibles, pour démontrer que l’homme est un mouton de Panurge bêlant devant l’étrange lucarne et prêt à tout pour s’y voir.
Les talques chauds, ayant depuis longtemps droit de cité à la télé, nous l’avaient appris depuis belles lurettes.
Aussi le conditionnement des electrocuteurs n’a pas du épuisé les méninges des animateurs. Je n’ai pas très bien saisi les critères de choix de ces exécuteurs mais ce que je sais par contre c’est qu’ils ont éliminé d’emblée les électriciens !
Car je ne sais ce qu’on enseigne actuellement dans les écoles en matière de physique mais le seul résultat probant de cette émission c’est que les Français y sont nuls. Que n’a-t-on pas entendu, de l’intensité du courant en Volts jusqu’au contact avec le 460v sans risque.
J’espère qu’à la suite de cette série d’ "ignardes inepties" des petits malins n’ont pas mis leurs doigts dans la prise pour voir l’effet produit.
Lors de la discussion d’après, il aurait mieux valu inviter un spécialiste en sécurité électrique plutôt que l’armada de psychos, socios blablateurs inutiles.
Nous savions déjà qu’en France et ailleurs y a des gens pour rédiger des lettres anonymes pour envoyer leurs concitoyens à Auschwitz, pour applaudir Pétain et quelques semaines plus tard De Gaulle, pour embarquer des juifs dans des wagons à bestiaux direction les camps de la mort par obéissance à la hiérarchie même topo pour les appelés en Algérie pour passer la gégène.
Nul besoin non plus d’explications aux applaudissements du public pour les maniaques de la gâchette, chacun sait que la foule est plus bête que le plus bête de ses participants. Surtout qu’eux aussi étaient aux ordres du prompteur "applaudissez" !
Mais revenons à notre problème de physique, la loi d’Ohm vous connaissez ? Les acteurs de cette mascarade apparemment pas, pas beaucoup plus d’ailleurs que la loi de l’homme qui est d’éviter de faire mal à son prochain!
Désolé mais je vais parler technique, Cce ne sont pas les volts qui tuent ou font mal mais les Ampères qui traversent le corps et la seule résistance du corps humain au passage du courant c’est la peau et rien d’autre le reste c’est de la flotte et n’en déplaise à ces Dames elles sont moins résistantes que nous, leur peau étant plus fine et de plus le corps de la femme a en moyenne 20% d’eau de plus que les hommes! ( aux abris, j’entends déjà les Chiennes de garde aboyer dans leur niche !)
Ainsi le seuil de fibrillation cardiaque est atteint pour un courant de 0.03 Ampère traversant le corps, celui-ci ayant en moyenne une résistance de 800 ohms, ainsi à partir de 24 Volts il y avait un risque. Je vous dis pas pour 460V!
Bien sur, pour les connaisseurs, intervient la notion de temps de passage du courant et de résistance interne de la source mais qui en a parlé ?

Que cela fût sans risques comme le disait Tania, avec sa tête d’annonciatrice de dépressions successives sur la Bretagne, était totalement surréaliste et aurait du faire deviner la supercherie aux participants.
Que dire du débat ensuite, pas grand chose si ce n’est que de manière manichéenne on avait choisi un homme qui avait pousser la manette jusqu’au bout et une dame de couleur qui avait refusé. A ce sujet on a évité soigneusement de dénombrer les hommes et femmes qui ont accepté d’aller jusqu’au bout de l’expérience (j’entends de nouveau des aboiements du coté de la niche!).

J’aurais aimé comme le sait si bien faire Frédéric dans "Ce soir ou jamais" un invité humoriste (genre Stéphane Guillon) ou artiste ça aurait été moins chiant.
Au bout d’une heure trente de cette pseudo expérience j’ai poussé la manette… pour éteindre mon poste.

mardi 16 février 2010

La retraite en soucis




Chacun se fait du souci au sujet de sa retraite, les jeunes se posent des questions sur l’heure du départ, les plus âgés sur le montant de leurs indemnités, ceux qui en profitent ont peur d’une baisse de leur revenu.
Les gouvernements successifs ont réussi a cristalliser un ensemble de peur en instituant notamment un langage unique quant aux solutions et en avançant des chiffres dits incontournables, mathématiques; chiffres que tout le monde connaît tant nos oreilles ont été rebattues à coup(t) de milliards d’Euros de prévisions de déficit .
En résumé toute l’intelligentsia " enarquienne " a presque réussi à nous convaincre qu’il n’y avait que deux solutions pour sortir de cette impasse : reculer l’âge de la retraite ou augmenter les cotisations arguant du fait que nous avons gagné de l’espérance de vie.

Si l’on met de coté la valeur émotionnel que représente la retraite pour bon nombre de travailleurs qui sont nombreux à faire un boulot de merde, fatiguant, stressant, inintéressant et n’aspire qu’à une chose: s’éclater enfin la retraite venue dans du bénévolat, des travaux personnels instructifs, des voyages etc… On peut quand même comparer les revenus ou l’intérêt dans le travail d’un avocat ou d’un médecin avec ceux d’une femme de ménage ou même d’un instit de primaire face à une classe de gamins à l’éducation familiale tout aussi primaire et à des parents persuadés d’avoir engendré un petit génie ou pour le moins un modèle de sagesse.

Pour en revenir aux projets de réforme, un survol de ce qui s’est passé les trente dernières années est nécessaire. Deux événements importants se sont produits, la mondialisation d’une part qui nous a mis en concurrence avec des pays à bas coût de production et d’autre part un gain de productivité phénoménale en France particulièrement. Gain de productivité acquis grâce à la mécanisation mais aussi à la charge de travail plus importante pour chaque travailleur en un temps plus réduit.

Ainsi les entreprises ont plus qu’ailleurs dans le monde et pour un souci à courte vue d’efficacité, préféré, à l’embauche, des personnes expérimentées d’où l’entrée au travail des jeunes retardée, et l’expulsion des plus âgés au coût trop élevé, et jugés dépassés.
Les entreprises ont d’ailleurs réagi de manière identique face aux 35h, au lieu d’embaucher ils ont simplement réparti les charges de travail des 40h sur 35, augmentant du même coup le taux de stress au travail avec les dégâts que l’on connaît.
Si bien que nous sommes un cas unique en Europe de chômage non diversifié dans la pyramide des âges, mais centré sur les jeunes et les seniors.
Ainsi, lorsqu’on parle, avec comme toujours avec ce gouvernement beaucoup d’hypocrisie, de reculer l’âge de la retraite, alors qu’actuellement l’âge moyen de départ est de 58 ans, est ni plus ni moins qu’un moyen de baisser les retraites puisque la majorité sera privée du taux plein. Sans compter que ni les autorités ni les affreux du MEDEF ne veulent entendre parler d’une classification de la pénibilité au travail en discussion depuis des lustres sans résultat.
Mais une question : qui a bénéficié de la formidable augmentation de la productivité au travail, manifestement pas les chômeurs qui en ont fait les frais, pas les gens au travail qui ont vu leur part salarial diminué au profit du capital, alors qui?

Le déficit actuel des caisses de retraite est d’environ 10 milliards, nul besoin de comparer avec l’aide gigantesque fournie aux banques durant la crise.
Mais vous vous trompez, Monsieur, va-t-on nous rétorquer, les banques vont nous rembourser, et bien voilà une solution : en prélevant une petite partie du remboursement cela suffira à équilibrer.
Maintenant qui envoie les plus de cinquante ans à la retraite d’office ? Ceux qui ont bénéficié de l’ augmentation de la productivité donc taxons les entreprises qui n’emploient pas suffisamment de seniors, autre source de revenus possible.
Cette augmentation de productivité elle profite à tous, investisseurs comme rentiers et ainsi qu’aux dirigeants aux bonus et primes de retraite mirifiques.
C’est ainsi, peut-être, qu’ une CSG retraite est à mettre en place, car ce problème n’en finira pas de se reposer.
Les gains de productivité sont constants dans l’industrie, et si on pousse le raisonnement jusqu’à l’absurde, la mécanisation, la robotisation aidant, fera que pour produire identique il faudra toujours moins de travailleurs et à un moment on peut imaginer ne plus avoir besoin d’hommes au travail et alors de quoi vivront ces gens ?
Il est donc nécessaire que ce ne soit plus seulement les travailleurs qui cotisent pour leurs aînés. Il faut élargir le cercle des cotisants à tous les revenus autres que ceux du travail, financiers notamment.
De plus il faut tenir compte qu’au de là de soixante ans, les arrêts de travail seront plus nombreux et plus longs donc un surplus de dépenses pour la sécu qui n’en a vraiment pas besoin.
Donc des solutions il en existe, seul le manque d’imagination de cerveaux stéréotypés et uniquement axés sur la défense des avantages acquis de la classe possédante empêche l’élargissement de leur champs d’investigation.
Mais surtout conservons notre système de retraite par répartition, système le plus sûr et élargissons simplement son financement.
Vive la retraite à soixante ans ! Imaginons l’avenir ! Car c’est ce qui caractérise notre époque le manque d’imagination volontaire ou non de nos dirigeants.
 
 

vendredi 12 février 2010

Français qui sommes nous ?




Nous sommes avant tout descendant de ceux qui ont fait notre pays que ce soit la longue lignée des Rois de France, mais aussi la Révolution d’où est née la République et ses valeurs. Descendant de tous ces grands hommes : écrivains, artistes, musiciens savants qui ont aimé ce pays et lui ont donné des chefs d’œuvre.
La France on peut l’aimer aussi dans ses variétés de paysage, ses monuments témoins de l’amour de nombreux bâtisseurs pour le pays.

Mais la France est aussi l’œuvre des immigrés de toutes les époques et Dieu sait que nous en avons eu venant de tous les points cardinaux. Ces immigrés se sont intégrés et ont œuvrés à la tache commune de construction de ce pays.
Dans la France d’aujourd’hui chacun a des droits mais surtout des devoirs : les Français installés ou de souche ont un devoir d’accueil, sans discrimination, sans rejet des candidats à la nationalité française et quelles que soient leurs origines, leur couleur de peau, leur religion.

De même ces candidats en demandant la nationalité acceptent l’identité nationale, depuis nos ancêtres les Gaulois jusqu’à Mr Sarkozy fils d’immigré et chef de l’état. Tous ceux qui font ou ont fait la France.
On ne peut pas vouloir devenir français et rejeter une partie quelconque de son histoire et de ses valeurs, cela forme un tout.
Même si parfois la France s’est trompée que ce soit pendant les guerres de Religion, la traite, le colonialisme, le gouvernement de Vichy. Quelle nation n’a rien à se reprocher ? Ce passé sombre il ne faut pas l’occulter mais le regarder bien en face en n’oubliant pas de le replacer dans le contexte de l’époque. D’où l’importance de la connaissance de l’Histoire et de la culture de notre pays, tâche qui incombe à l’éducation nationale mais aussi aux médias publics.
On ne devient pas Français uniquement pour toucher les allocations familiales et la sécurité sociale et basta pour le reste, de même qu’on est pas français en désertant l’impôt.

Il est difficilement compréhensible de vivre dans un pays qu’on abhorre, on peut ne pas être d’accord avec les dirigeants du moment et avec leurs directives mais huer ou siffler ses symboles que sont l’hymne national et le drapeau a pour signification un rejet de tout ce qui constitue une nation à travers le temps. Le drapeau comme l’hymne national n’appartiennent pas à un groupe ou gouvernement quelles qu’ils soient ils appartiennent à la nation française toute entière et pour cela doivent être respectés.
De même ces "français" qui pensent aimer et servir leur pays en allant résider ailleurs afin de payer moins d’impôts, refusant de participer à la solidarité nationale, dont ils en ont tiré des avantages ne serait-ce qu’avec l’éducation gratuite et refusant ainsi le renvoi d’ascenseur. Ceux-ci, conservent précieusement leur nationalité française pour revenir éventuellement, suite a des revers de fortune ou ennuis de santé, bénéficier de cette solidarité à laquelle ils ont refusé leur participation lorsqu’ils étaient en mesure de le faire.
Ça leur fait quoi aux sportifs entendant chanter la Marseillaise pour leurs exploits sachant qu’à peine redescendu du podium ils vont courir placer leurs gains à l’étranger, fuyant entre autres leur participation à la formation de leurs successeurs ?
Il n’y a aucune différence entre les siffleurs de marseillaise et les déserteurs de la solidarité nationale, ils sont tout autant dans le refus de l’identité nationale.
Ça leur fait quoi à ces chanteurs, sportifs et autres, partis à l’étranger pour échapper au fisc et subitement de retour pour participer activement à une campagne électorale?
Le droit de vote est refusé aux immigrés payant leurs impôts en France et accordé à ces
"Français" refusant de les payer. Est-ce justice ?

Une des caractéristiques de notre identité c’est aussi une tendance accentuée à l’auto flagellation, faisant de manière systématique référence et comparaison avec ce qui fonctionne mieux ailleurs. En oubliant souvent de tempérer ces comparaisons par des considérations nationales particulières.
J’en veux pour preuves les analogies qui sont faites en matière d’enseignement : comment peut-on comparer la France à la Finlande ? En Finlande qu’elle est le pourcentage d’émigrés dont la langue parlée à la maison n’est pas la langue du pays, dont la culture n’est pas européenne à l’origine?
Le mérite de la France est de tenter une intégration de ces populations et d’éviter ainsi le communautarisme. J’ai bien dit tenter car la réussite n’est pas toujours au rendez-vous dans ce domaine.
Les deux obstacles majeurs à l’intégration sont d’une part les embauches au faciès ainsi qu’au nom, de préférence européens, et d’autre part les zones d’habitat non diversifiées.
Il faut comprendre le découragement des jeunes diplômés qui se voient préférer à niveau équivalent voir inférieur des gens de souche. Cela n’est pas fait pour donner du courage aux plus jeunes d’entre eux encore en étude.
C'est beaucoup l'hypocrisie française, on donne aisément l'identité française avec le droit du sol mais ensuite, par notre attitude, on refuse les droits inhérents à cette nationalité.
Quant à réduire l’identité nationale à des problèmes de religion, je laisse ça aux apprentis sorciers de tous bords et ils sont nombreux.

mercredi 20 janvier 2010

Curieux pays...



Ce que je prédisais dans un précédent article est entrain malheureusement de se réaliser, le Président a perdu sa majorité au Sénat. Edwards Kennedy doit se retourner dans sa tombe lui qui s’est tant battu pour une sécurité sociale à l’ américaine. Son siége qui depuis des lustres était aux mains des Démocrates vient de basculer chez les Républicains avec à la clé la perte de la majorité démocrate au Sénat.
Ce qui veut dire en clair qu’il est vraisemblable que les lois sociales préparées par Bark Obama vont être bloquées.
Que Barak partent en guerre contre les rémunérations des Traders, l’Américain moyen s’en contrefout, les Traders dans l’imaginaire Yankee font partie des Winners.
Ils gagnent gros donc ils bossent dur donc ils le méritent.
Ce raisonnement simpliste fait toujours l’étonnement de nous autres Européens ; à l’inverse ceux que propose d’aider le Président, sont des losers, ils n’ont même pas quoi se payer une assurance privée. Celle-ci faisant d’ailleurs force lobbying auprès des élus en participant notamment aux frais de campagne des opposants à la solidarité nationale. Solidarité nationale qui pour l’Etats-unien moyen est synonyme de socialisme voir de communisme.
Tout le monde sait que la dette des USA est colossale mais le Sénat désormais républicain votera allégrement des crédits supplémentaires pour la guerre en Afghanistan, pour l’armée en générale autre lobby colossal.
Le déploiement des troupes américaines en Haïti, pour la bonne cause, fait grimper aux rideaux le citoyen américain moyen. Les héros américains sont présents avec leur impedimenta. On fait atterrir en priorité des avions cargo transportant des cabines de douche pour les GI’s laissant en attente des avions transportant des hôpitaux de campagne français.
Pendant trois heures le seul aéroport du pays a été neutralisé pour permettre à Mme Clinton d’atterrir en toute sécurité. On a vu Mr Clinton décharger un avion, Chirac ou Giscard aurait fait la même chose cela aurait fait rigoler la France entière pendant des semaines. Kouchner en son temps en avait fait les frais.
American first ! Consolation on a vu des GI‘s apprendre quelques mots de Français pour pouvoir converser avec les autochtones.
Quel pays bizarre qui parle une langue exotique ! et pas le Yankee.
Loin de moi l’intention de dénigrer l’intervention des USA en Haïti, l’essentiel est de sauver , d’aider , de secourir une population dénuée de tout et les quelques errements cités plus haut somme toute mineurs ne sont que pour stigmatiser la différence d’approche entre Européens et Gringos.
Il y a donc bien quelque part une identité européenne. A ceci près qu’on aurait aimé voir un peu plus de déclarations d’intention de notre tout jeune gouvernement européen sans toutefois aller sur place, la priorité étant pour l’instant aux secours d’urgence.
Ceci dit je continue à souhaiter bon courage à Mr Barak Obama dont les intentions sont toujours louables mais manifestement à contre courant de l’opinion majoritaire américaine. Nous en sommes encore loin et il peut se passer bien des choses d’ici là mais je pense que sa réélection sera délicate.
Les quelques tapes dans le dos de Bush aux héros de Ground zéro sont autrement plus efficaces pour une réélection que l’aide de Barak aux quarante millions d’américains sans couverture sociale.

mercredi 13 janvier 2010

Bonne année à tous


 
 Bonne année à tous ceux qui se seraient égarés sur la toile et par une complète inadvertance auraient atterri sur ce blog.
Si vous n’avez pas la grippe H1N1 et que vous avez réussi à vous faire vacciner
Si vous n’avez pas les pieds dans l’eau à cause du réchauffement climatique
Si vous n’avez pas trop de doutes sur votre identité nationale
Si vous n’avez pas placé vos économies en Suisse
Si vous n’êtes pas supporters de l’équipe de France de foot et de son entraîneur
Alors c’est que tout va bien
Mais que vous souhaiter pour l'année qui vient ? Si j’ai mis du temps à rédiger ce mot de vœux c’est que sur le sujet je suis plutôt circonspect ! Et c’est bien le moins que je puisse dire.
La santé bien sûr, quand elle est présente elle permet de résoudre tous les autres avatars de la vie courante.

Mais pour le reste :
- Dois je vous souhaiter des impôts nouveaux pour résoudre un réchauffement climatique dont nous serions les hypothétiques responsables ?
-Un gouvernement responsable qui s’attaquerait avec vigueur au problème de la dette qui sans cela se retrouvera sur le compte " Epargne " de nos enfants et cela avec un programme de rigueur qui frapperait en premier les plus démunis comme d’hab ?
- Le retour de nos soldats d’Afghanistan avec le risque de laisser ce pays aux mains des Talibans ?
- Apporter toujours plus d’aides aux pays les plus démunis avec le risque que cette aide disparaisse dans les profondeurs de la corruption et de la prévarication ?
- Un débat sur l’identité nationale sain et avec le risque de dérapages vers l’islamophobie ? L’identité française a été de tout temps l’acceptation de l’étranger qui a, après intégration, bien souvent enrichi notre patrimoine. Ainsi, que ceux qui choisissent notre pays pour y vivre acceptent ses lois et ses coutumes et que les Français de souche les acceptent sans discrimination aucune, il n’existe pas sur ce sujet de plan B.
- Une Europe enfin dirigée mais avec le risque de nous imposer des contraintes contraires à notre Nation républicaine ? Si un minimum de particularité nationale n’est pas respectée, l’ Europe ne se fera pas et restera ce qu’elle est actuellement, une vulgaire zone de libre échange.
- Des produits manufacturés toujours moins chers, résultat de frais de transport négligeables et de l’évasion de nos usines vers des pays à bas coûts de production ?
- Une baisse de l’influence des USA sur la marche du monde avec la montée en puissance de la Chine pays totalitaro- capitaliste ? Comme quoi le capitalisme du type sauvage s’accommode de tout.
- Un quota de 30% pour l’admission dans les grandes écoles au risque d’abaisser le niveau qui fait l’excellence française. Nos écoles sont parmi les meilleures.
La liste est longue de ce lot d’incertitudes.

Mais le bonheur est-il de cet ordre ?

samedi 12 décembre 2009

Le Paradis de Parisot















Quel débat surréaliste hier chez Frédéric à " Ce soir ou jamais ", La vedette de la soirée était Mme Parisot patronne du MEDEF ex CNPF, en deux mots patronne des patrons.


On s’y attendait : la crise ce ne sont pas les Patrons ni les entreprises, la faute revient aux gouvernements, américains notamment, pour les subprimes et la finance en général. Car il ne faut pas confondre la finance donc la bourse et Cie avec le Capitalisme ! Ah bon ! je sais qu’il faut tout entendre et laisser parler mais là comme dirait notre ami le Canard le mur du çon est dépassé. Ah j’oubliais l’autre fautif : le régime communiste chinois, oubliant les yeux doux des patrons à ces diables de Rouge !

Elle était en grande forme la Parisot ainsi que trois compères face à un pauvre bougre d’obédience marxiste (lire ringard): à ce sujet le marxiste serait-il plus ancien que le capitalisme ?
Oui mais vous répondront les purs et durs du suage de burnous, ce dernier a su évoluer, évoluer de crise en crise de 1929 à 2008.

Mais la crise ce n’est quand même pas la guerre dirent-ils tous en chœur, ben non, c’est une évidence, quoique, en14 dans les tranchées, sous les bombes et les shrapnells, tout le monde y était, paysans, patrons, instits, profs, curés, ouvriers etc…. Par contre les victimes des crises qui sont-elles ? Toujours les mêmes ceux qui vont se retrouver au chomdu où à la rue virés de leur logement. Pour les autres rien ne change, les ventes de bateaux de luxe se portent bien, on voit toujours dans nos rues les 4x4 panzers répandre leur doux parfum de misère, les boutiques de luxe ne ferment pas porte, les traders touchent toujours leurs surprimes à telle enseigne qu’on parle de les imposer, tiens parce qu’ils ne l’étaient pas ?

Et pendant ce temps là on amuse la galerie avec son identité. Quelle est l’identité des chômeurs, des sans papiers, des sans logements, des laisser pour compte ? Leur identité c’est aussi leur travail, leurs papiers, leur logement, n’en déplaise à Mr Besson, le cinquième élément de l’UMP.


Et surtout, surtout Mme Parisot a bien insisté ainsi que ses compères : il faut prendre exemple sur les peuples du Nord de l’Europe qui eux sont consensuels, avec comme sous entendu les syndicats et leurs adhérents ne le sont pas suffisamment chez nous, les patrons l’étant eux, c’est pour cela que les syndicats doivent se rallier à leur préconisations car ce sont eux et Mme Parisot qui savent, les syndicats ringards n’en travant que dalle à l’économie.
Décidément homme ou femme à sa tête, le patronat français ne changera pas : toujours aussi "moderne"!
Ce ne sont pas eux, nos chers patrons, qui licencient pour un ratio aux actionnaires à deux chiffres ?
Ce ne sont pas eux qui augmentent les cadences, qui stressent leurs cadres, qui les dressent les uns contre les autres en leur montrant la porte où ça se bouscule pour les remplacer?


Ce n’est peut-être pas la guerre car ils ne meurent pas tous, mais tous en sont frappés.
Tout cela est la faute des financiers qui ne sont pas des entreprises, qu’on se le dise !
Les banques qui ont prêté de l’argent à des insolvables n’étaient pas des entreprises, ceux qui ont vendus ces maisons, bénéfice à l’appui, sachant que les acheteurs ne pourraient les rembourser ce qui leur permet de les racheter à bas prix pour les revendre à nouveau, n’étaient pas des entrepreneurs, dixit Laurence.


Je termine par le clou du "spectacle" du one woman show de la dame, je cite "c’est faux de dire que le revenu des salariés a baissé par rapport aux revenus du capital" même le Président Sarkozy le croyait, c’est dire, mais il a du admettre son erreur (du jamais vu) rapport de l’INSEE à l’appui, ils ont du en faire des heures sups les gars de l’INSEE pour trouver ça (heures sups non imposables!)
Pour une nouvelle c’est une nouvelle, en fait, la baisse du revenu salarié est simplement une impression, si si vous avez bien lu, due aux dépenses nouvelles qui viennent grever le portefeuille des ménages : téléphone portable, Internet, écran plat etc… Donc pour se résumer, ce ne sont pas les salariés qui gagnent moins mais c’est qu’ils sont plus dépensiers.
Quelle démonstration !
Je pense honnêtement qu’il faudra dans l'avenir imposer la ceinture de sécurité dans les salons afin, devant cela, d’éviter le risque de chute de fauteuil !
En résumé c’est fous, nous autres français, la chance que l'on a d’avoir de tels patrons avec à leur tête Mme Parisot. C'est paradisiaque, yaka demander aux gars de France Télécom, Continental etc...la liste est vraiment trop longue pour les citer tous.
Pour terminer je cite ma phrase préférée du Père LACORDAIRE à la chaire de Notre Dame
Dans les années 1848 et qui elle n’est toujours pas ringarde.


" Entre le riche et le pauvre, le suzerain et l’esclave, le patron et l’ouvrier, la loi libère, la liberté enchaîne "


Le consensus a ses limites où l’état doit intervenir face à l’intransigeance patronale qui elle ne se dément pas, c'est la grande leçon de la crise que nous vivons mais restera-t-elle dans les mémoires ? On peut en douter en écoutant de tels propos.


Joyeux Noël à tous et bonne année 2010

http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=881