vendredi 12 février 2010

Français qui sommes nous ?




Nous sommes avant tout descendant de ceux qui ont fait notre pays que ce soit la longue lignée des Rois de France, mais aussi la Révolution d’où est née la République et ses valeurs. Descendant de tous ces grands hommes : écrivains, artistes, musiciens savants qui ont aimé ce pays et lui ont donné des chefs d’œuvre.
La France on peut l’aimer aussi dans ses variétés de paysage, ses monuments témoins de l’amour de nombreux bâtisseurs pour le pays.

Mais la France est aussi l’œuvre des immigrés de toutes les époques et Dieu sait que nous en avons eu venant de tous les points cardinaux. Ces immigrés se sont intégrés et ont œuvrés à la tache commune de construction de ce pays.
Dans la France d’aujourd’hui chacun a des droits mais surtout des devoirs : les Français installés ou de souche ont un devoir d’accueil, sans discrimination, sans rejet des candidats à la nationalité française et quelles que soient leurs origines, leur couleur de peau, leur religion.

De même ces candidats en demandant la nationalité acceptent l’identité nationale, depuis nos ancêtres les Gaulois jusqu’à Mr Sarkozy fils d’immigré et chef de l’état. Tous ceux qui font ou ont fait la France.
On ne peut pas vouloir devenir français et rejeter une partie quelconque de son histoire et de ses valeurs, cela forme un tout.
Même si parfois la France s’est trompée que ce soit pendant les guerres de Religion, la traite, le colonialisme, le gouvernement de Vichy. Quelle nation n’a rien à se reprocher ? Ce passé sombre il ne faut pas l’occulter mais le regarder bien en face en n’oubliant pas de le replacer dans le contexte de l’époque. D’où l’importance de la connaissance de l’Histoire et de la culture de notre pays, tâche qui incombe à l’éducation nationale mais aussi aux médias publics.
On ne devient pas Français uniquement pour toucher les allocations familiales et la sécurité sociale et basta pour le reste, de même qu’on est pas français en désertant l’impôt.

Il est difficilement compréhensible de vivre dans un pays qu’on abhorre, on peut ne pas être d’accord avec les dirigeants du moment et avec leurs directives mais huer ou siffler ses symboles que sont l’hymne national et le drapeau a pour signification un rejet de tout ce qui constitue une nation à travers le temps. Le drapeau comme l’hymne national n’appartiennent pas à un groupe ou gouvernement quelles qu’ils soient ils appartiennent à la nation française toute entière et pour cela doivent être respectés.
De même ces "français" qui pensent aimer et servir leur pays en allant résider ailleurs afin de payer moins d’impôts, refusant de participer à la solidarité nationale, dont ils en ont tiré des avantages ne serait-ce qu’avec l’éducation gratuite et refusant ainsi le renvoi d’ascenseur. Ceux-ci, conservent précieusement leur nationalité française pour revenir éventuellement, suite a des revers de fortune ou ennuis de santé, bénéficier de cette solidarité à laquelle ils ont refusé leur participation lorsqu’ils étaient en mesure de le faire.
Ça leur fait quoi aux sportifs entendant chanter la Marseillaise pour leurs exploits sachant qu’à peine redescendu du podium ils vont courir placer leurs gains à l’étranger, fuyant entre autres leur participation à la formation de leurs successeurs ?
Il n’y a aucune différence entre les siffleurs de marseillaise et les déserteurs de la solidarité nationale, ils sont tout autant dans le refus de l’identité nationale.
Ça leur fait quoi à ces chanteurs, sportifs et autres, partis à l’étranger pour échapper au fisc et subitement de retour pour participer activement à une campagne électorale?
Le droit de vote est refusé aux immigrés payant leurs impôts en France et accordé à ces
"Français" refusant de les payer. Est-ce justice ?

Une des caractéristiques de notre identité c’est aussi une tendance accentuée à l’auto flagellation, faisant de manière systématique référence et comparaison avec ce qui fonctionne mieux ailleurs. En oubliant souvent de tempérer ces comparaisons par des considérations nationales particulières.
J’en veux pour preuves les analogies qui sont faites en matière d’enseignement : comment peut-on comparer la France à la Finlande ? En Finlande qu’elle est le pourcentage d’émigrés dont la langue parlée à la maison n’est pas la langue du pays, dont la culture n’est pas européenne à l’origine?
Le mérite de la France est de tenter une intégration de ces populations et d’éviter ainsi le communautarisme. J’ai bien dit tenter car la réussite n’est pas toujours au rendez-vous dans ce domaine.
Les deux obstacles majeurs à l’intégration sont d’une part les embauches au faciès ainsi qu’au nom, de préférence européens, et d’autre part les zones d’habitat non diversifiées.
Il faut comprendre le découragement des jeunes diplômés qui se voient préférer à niveau équivalent voir inférieur des gens de souche. Cela n’est pas fait pour donner du courage aux plus jeunes d’entre eux encore en étude.
C'est beaucoup l'hypocrisie française, on donne aisément l'identité française avec le droit du sol mais ensuite, par notre attitude, on refuse les droits inhérents à cette nationalité.
Quant à réduire l’identité nationale à des problèmes de religion, je laisse ça aux apprentis sorciers de tous bords et ils sont nombreux.

mercredi 20 janvier 2010

Curieux pays...



Ce que je prédisais dans un précédent article est entrain malheureusement de se réaliser, le Président a perdu sa majorité au Sénat. Edwards Kennedy doit se retourner dans sa tombe lui qui s’est tant battu pour une sécurité sociale à l’ américaine. Son siége qui depuis des lustres était aux mains des Démocrates vient de basculer chez les Républicains avec à la clé la perte de la majorité démocrate au Sénat.
Ce qui veut dire en clair qu’il est vraisemblable que les lois sociales préparées par Bark Obama vont être bloquées.
Que Barak partent en guerre contre les rémunérations des Traders, l’Américain moyen s’en contrefout, les Traders dans l’imaginaire Yankee font partie des Winners.
Ils gagnent gros donc ils bossent dur donc ils le méritent.
Ce raisonnement simpliste fait toujours l’étonnement de nous autres Européens ; à l’inverse ceux que propose d’aider le Président, sont des losers, ils n’ont même pas quoi se payer une assurance privée. Celle-ci faisant d’ailleurs force lobbying auprès des élus en participant notamment aux frais de campagne des opposants à la solidarité nationale. Solidarité nationale qui pour l’Etats-unien moyen est synonyme de socialisme voir de communisme.
Tout le monde sait que la dette des USA est colossale mais le Sénat désormais républicain votera allégrement des crédits supplémentaires pour la guerre en Afghanistan, pour l’armée en générale autre lobby colossal.
Le déploiement des troupes américaines en Haïti, pour la bonne cause, fait grimper aux rideaux le citoyen américain moyen. Les héros américains sont présents avec leur impedimenta. On fait atterrir en priorité des avions cargo transportant des cabines de douche pour les GI’s laissant en attente des avions transportant des hôpitaux de campagne français.
Pendant trois heures le seul aéroport du pays a été neutralisé pour permettre à Mme Clinton d’atterrir en toute sécurité. On a vu Mr Clinton décharger un avion, Chirac ou Giscard aurait fait la même chose cela aurait fait rigoler la France entière pendant des semaines. Kouchner en son temps en avait fait les frais.
American first ! Consolation on a vu des GI‘s apprendre quelques mots de Français pour pouvoir converser avec les autochtones.
Quel pays bizarre qui parle une langue exotique ! et pas le Yankee.
Loin de moi l’intention de dénigrer l’intervention des USA en Haïti, l’essentiel est de sauver , d’aider , de secourir une population dénuée de tout et les quelques errements cités plus haut somme toute mineurs ne sont que pour stigmatiser la différence d’approche entre Européens et Gringos.
Il y a donc bien quelque part une identité européenne. A ceci près qu’on aurait aimé voir un peu plus de déclarations d’intention de notre tout jeune gouvernement européen sans toutefois aller sur place, la priorité étant pour l’instant aux secours d’urgence.
Ceci dit je continue à souhaiter bon courage à Mr Barak Obama dont les intentions sont toujours louables mais manifestement à contre courant de l’opinion majoritaire américaine. Nous en sommes encore loin et il peut se passer bien des choses d’ici là mais je pense que sa réélection sera délicate.
Les quelques tapes dans le dos de Bush aux héros de Ground zéro sont autrement plus efficaces pour une réélection que l’aide de Barak aux quarante millions d’américains sans couverture sociale.

mercredi 13 janvier 2010

Bonne année à tous


 
 Bonne année à tous ceux qui se seraient égarés sur la toile et par une complète inadvertance auraient atterri sur ce blog.
Si vous n’avez pas la grippe H1N1 et que vous avez réussi à vous faire vacciner
Si vous n’avez pas les pieds dans l’eau à cause du réchauffement climatique
Si vous n’avez pas trop de doutes sur votre identité nationale
Si vous n’avez pas placé vos économies en Suisse
Si vous n’êtes pas supporters de l’équipe de France de foot et de son entraîneur
Alors c’est que tout va bien
Mais que vous souhaiter pour l'année qui vient ? Si j’ai mis du temps à rédiger ce mot de vœux c’est que sur le sujet je suis plutôt circonspect ! Et c’est bien le moins que je puisse dire.
La santé bien sûr, quand elle est présente elle permet de résoudre tous les autres avatars de la vie courante.

Mais pour le reste :
- Dois je vous souhaiter des impôts nouveaux pour résoudre un réchauffement climatique dont nous serions les hypothétiques responsables ?
-Un gouvernement responsable qui s’attaquerait avec vigueur au problème de la dette qui sans cela se retrouvera sur le compte " Epargne " de nos enfants et cela avec un programme de rigueur qui frapperait en premier les plus démunis comme d’hab ?
- Le retour de nos soldats d’Afghanistan avec le risque de laisser ce pays aux mains des Talibans ?
- Apporter toujours plus d’aides aux pays les plus démunis avec le risque que cette aide disparaisse dans les profondeurs de la corruption et de la prévarication ?
- Un débat sur l’identité nationale sain et avec le risque de dérapages vers l’islamophobie ? L’identité française a été de tout temps l’acceptation de l’étranger qui a, après intégration, bien souvent enrichi notre patrimoine. Ainsi, que ceux qui choisissent notre pays pour y vivre acceptent ses lois et ses coutumes et que les Français de souche les acceptent sans discrimination aucune, il n’existe pas sur ce sujet de plan B.
- Une Europe enfin dirigée mais avec le risque de nous imposer des contraintes contraires à notre Nation républicaine ? Si un minimum de particularité nationale n’est pas respectée, l’ Europe ne se fera pas et restera ce qu’elle est actuellement, une vulgaire zone de libre échange.
- Des produits manufacturés toujours moins chers, résultat de frais de transport négligeables et de l’évasion de nos usines vers des pays à bas coûts de production ?
- Une baisse de l’influence des USA sur la marche du monde avec la montée en puissance de la Chine pays totalitaro- capitaliste ? Comme quoi le capitalisme du type sauvage s’accommode de tout.
- Un quota de 30% pour l’admission dans les grandes écoles au risque d’abaisser le niveau qui fait l’excellence française. Nos écoles sont parmi les meilleures.
La liste est longue de ce lot d’incertitudes.

Mais le bonheur est-il de cet ordre ?

samedi 12 décembre 2009

Le Paradis de Parisot















Quel débat surréaliste hier chez Frédéric à " Ce soir ou jamais ", La vedette de la soirée était Mme Parisot patronne du MEDEF ex CNPF, en deux mots patronne des patrons.


On s’y attendait : la crise ce ne sont pas les Patrons ni les entreprises, la faute revient aux gouvernements, américains notamment, pour les subprimes et la finance en général. Car il ne faut pas confondre la finance donc la bourse et Cie avec le Capitalisme ! Ah bon ! je sais qu’il faut tout entendre et laisser parler mais là comme dirait notre ami le Canard le mur du çon est dépassé. Ah j’oubliais l’autre fautif : le régime communiste chinois, oubliant les yeux doux des patrons à ces diables de Rouge !

Elle était en grande forme la Parisot ainsi que trois compères face à un pauvre bougre d’obédience marxiste (lire ringard): à ce sujet le marxiste serait-il plus ancien que le capitalisme ?
Oui mais vous répondront les purs et durs du suage de burnous, ce dernier a su évoluer, évoluer de crise en crise de 1929 à 2008.

Mais la crise ce n’est quand même pas la guerre dirent-ils tous en chœur, ben non, c’est une évidence, quoique, en14 dans les tranchées, sous les bombes et les shrapnells, tout le monde y était, paysans, patrons, instits, profs, curés, ouvriers etc…. Par contre les victimes des crises qui sont-elles ? Toujours les mêmes ceux qui vont se retrouver au chomdu où à la rue virés de leur logement. Pour les autres rien ne change, les ventes de bateaux de luxe se portent bien, on voit toujours dans nos rues les 4x4 panzers répandre leur doux parfum de misère, les boutiques de luxe ne ferment pas porte, les traders touchent toujours leurs surprimes à telle enseigne qu’on parle de les imposer, tiens parce qu’ils ne l’étaient pas ?

Et pendant ce temps là on amuse la galerie avec son identité. Quelle est l’identité des chômeurs, des sans papiers, des sans logements, des laisser pour compte ? Leur identité c’est aussi leur travail, leurs papiers, leur logement, n’en déplaise à Mr Besson, le cinquième élément de l’UMP.


Et surtout, surtout Mme Parisot a bien insisté ainsi que ses compères : il faut prendre exemple sur les peuples du Nord de l’Europe qui eux sont consensuels, avec comme sous entendu les syndicats et leurs adhérents ne le sont pas suffisamment chez nous, les patrons l’étant eux, c’est pour cela que les syndicats doivent se rallier à leur préconisations car ce sont eux et Mme Parisot qui savent, les syndicats ringards n’en travant que dalle à l’économie.
Décidément homme ou femme à sa tête, le patronat français ne changera pas : toujours aussi "moderne"!
Ce ne sont pas eux, nos chers patrons, qui licencient pour un ratio aux actionnaires à deux chiffres ?
Ce ne sont pas eux qui augmentent les cadences, qui stressent leurs cadres, qui les dressent les uns contre les autres en leur montrant la porte où ça se bouscule pour les remplacer?


Ce n’est peut-être pas la guerre car ils ne meurent pas tous, mais tous en sont frappés.
Tout cela est la faute des financiers qui ne sont pas des entreprises, qu’on se le dise !
Les banques qui ont prêté de l’argent à des insolvables n’étaient pas des entreprises, ceux qui ont vendus ces maisons, bénéfice à l’appui, sachant que les acheteurs ne pourraient les rembourser ce qui leur permet de les racheter à bas prix pour les revendre à nouveau, n’étaient pas des entrepreneurs, dixit Laurence.


Je termine par le clou du "spectacle" du one woman show de la dame, je cite "c’est faux de dire que le revenu des salariés a baissé par rapport aux revenus du capital" même le Président Sarkozy le croyait, c’est dire, mais il a du admettre son erreur (du jamais vu) rapport de l’INSEE à l’appui, ils ont du en faire des heures sups les gars de l’INSEE pour trouver ça (heures sups non imposables!)
Pour une nouvelle c’est une nouvelle, en fait, la baisse du revenu salarié est simplement une impression, si si vous avez bien lu, due aux dépenses nouvelles qui viennent grever le portefeuille des ménages : téléphone portable, Internet, écran plat etc… Donc pour se résumer, ce ne sont pas les salariés qui gagnent moins mais c’est qu’ils sont plus dépensiers.
Quelle démonstration !
Je pense honnêtement qu’il faudra dans l'avenir imposer la ceinture de sécurité dans les salons afin, devant cela, d’éviter le risque de chute de fauteuil !
En résumé c’est fous, nous autres français, la chance que l'on a d’avoir de tels patrons avec à leur tête Mme Parisot. C'est paradisiaque, yaka demander aux gars de France Télécom, Continental etc...la liste est vraiment trop longue pour les citer tous.
Pour terminer je cite ma phrase préférée du Père LACORDAIRE à la chaire de Notre Dame
Dans les années 1848 et qui elle n’est toujours pas ringarde.


" Entre le riche et le pauvre, le suzerain et l’esclave, le patron et l’ouvrier, la loi libère, la liberté enchaîne "


Le consensus a ses limites où l’état doit intervenir face à l’intransigeance patronale qui elle ne se dément pas, c'est la grande leçon de la crise que nous vivons mais restera-t-elle dans les mémoires ? On peut en douter en écoutant de tels propos.


Joyeux Noël à tous et bonne année 2010

http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=881

dimanche 22 novembre 2009

Jeu de mains...Jeu de vilains ?




Que de bruit pour pas grand chose car enfin s’en prendre à Thierry Henri est du domaine de l’hypocrisie ou les accusateurs n’ont jamais vu un match de foot. Que de maillots tirés dans la surface de réparation sans intervention de l’arbitre !
Dans ce match même Anelka qui allait au but n’a t-il pas eu le pied accroché par le gardien irlandais l’arbitre n’a rien dit, siffler et c’était le penalty.
Au cours du match de la finale du dernier mondial lors du coup de tête de Zidane, l’arbitre, paraît-il, n’ayant pas vu la faute est allé voir sur le bord de la touche la vidéo et a sanctionné ; qui était le bon arbitre celui de la finale qui est allé voir la video contrairement au règlement de la FIFA ou le suédois du match France Irlande qui n’ayant pas vu à accorder le but ?
Dans toute cette affaire les vrais responsables sont la FIFA qui refuse le verdict de la vidéo comme le font avec bonheur les arbitres au Rugby.

Ceci dit, les Irlandais méritaient largement leur qualification, en premier lieu par leur jeu car sur les quatre mi-temps jouées, trois peuvent leur être accordées mais aussi par le fair play remarquable des joueurs comme des supporters lors du match de St Denis.

Nos footballeurs n’ont pas été brillants c’est le moins que l’on puisse dire mais dans le même temps se tenait à Rome une conférence sur la faim dans le monde où tous les chefs d’état y étaient invités ; un seul fût présent, Berlusconi, il ne pouvait guère faire autrement il était l’hôte de cette conférence. Les autres chefs d’état vaquaient à leurs occupations : plus importantes que la faim dans le monde ?

Pour la première fois depuis que le monde est monde, nous savons où des hommes meurent de faim

Pour la première fois depuis que le monde est monde, nous avons la possibilité matériel de les nourrir

Pour la première fois depuis que le monde est monde, nous avons les moyens de transporter la nourriture aux endroits où la faim commet des ravages
Que faisons nous ?
Pas grand chose, le nombre des gens souffrant de la faim ne cesse d’augmenter. Nos dirigeants qui devraient, plus qu’un capitaine d’équipe de foot, montrer l’exemple à tous, aux jeunes en particulier, au lieu de cela ils donnent le triste spectacle de l’indifférence, du désintéressement face aux plus pauvres de notre planète.
Là est la honte et pourtant la presse et les media en ont peu parlé.
Pour la presse, la main de Thierry Henri, voilà où était le scandale.
Notre échelle des valeurs a la tête à l’envers.
Je ne sais comment finira ce siècle mais il a bien mal débuté.
 

jeudi 19 novembre 2009

Nobel



Décerné le Nobel de la paix c’est une bonne chose, c’est présenter à la face du monde ceux qui œuvrent pour une meilleure compréhension entre les peuples. Mais c’est aussi une obligation aux récipiendaires d’avoir une conduite qui honore ce prix prestigieux.
Aussi au regard de ce qui se passe actuellement au Moyen Orient le comité Nobel devrait avoir la possibilité de les ôter à ceux qui ne le méritent plus.
Car dans le conflit Israélo-palestinien deux prix Nobel y sont engagés, Barak Obama et Shimon Perez . Pensez-vous que ces Messieurs dans les circonstances présentes font tous les efforts de paix pour que cesse ce conflit qui n’a que trop duré ? Je ne le pense pas.
Que fait Mr Perez Président d’un pays, le seul depuis la seconde guerre mondiale à avoir annexé une autre contrée ? Un pays qui pratique une politique d’apartheid vis à vis d’un autre peuple, qui s’assied allégrement sur toutes les résolutions de l’ONU, qui pratique la loi du Talion, que dis-je ?Massacre au centuple afin de venger les morts israéliens tués dans des attentats, seul moyen de défense d’un peuple asservi.
Qui a, par ses actes, cassé tous les efforts de paix des uns et des autres.
Mr Perez en ne réagissant pas est complice et ne mérite plus son Nobel, dans les circonstances présentes sa démission serait un acte en accord avec son Nobel.
Mr Obama ensuite tout nouveau et surprenant Nobel de la Paix, que fait-il pour faire cesser l’immonde injustice qui frappe les Palestiniens : il fait part de son inquiétude au mieux et timidement de sa réprobation, les mots mis à part, guère plus que son prédécesseur.
Les autorités israéliennes actuelles peuvent poursuivre leur annexion de Jérusalem et de la Cisjordanie en toute tranquillité. Mr Obama s’il ne réagit pas vigoureusement ne méritera plus son Nobel, décerné de plus, si j’ai bien compris, par anticipation.
On a fêté en grandes pompes la destruction du mur de Berlin, que fait-on pour la destruction de cet autre mur de la honte qui empêche les Palestiniens de circuler sur le peu de territoire qui leur reste ?
Enfin pourquoi cette apathie de tous, de l’Europe également ? On a su réagir efficacement contre l’Afrique du Sud et son apartheid , pourquoi ne pas faire de même avec Israël ?
L’état d’Israël est reconnu de toutes les grandes nations et sa sécurité en tant que telle est garantie, alors pourquoi ces annexions ? Pourquoi cette impunité ?
Sadam Hussein lors de son invasion du Koweït avait été châtié rapidement et ensuite avait été renversé par une coalition alors qu’il avait, lui, avec difficultés, mais finalement accepté les injonctions de l’ONU sous les pressions internationales.
Pourquoi deux poids deux mesures ?
Si cette non réaction des occidentaux est le résultat d’un sentiment de culpabilité quant aux atrocités de la deuxième guerre mondiale, je ne vois pas en quoi les Palestiniens devraient payer pour un crime qu’ils n’ont pas commis.
On oublie un peu trop facilement deux choses : qu’en Palestine les premiers terroristes furent Israéliens et qu’ensuite les difficultés du monde occidental avec l’Islam proviennent en majeure partie de ce conflit.
Ce que je dis là a été maintes fois répété, mais la situation inique faite au peuple Palestinien n’ a que trop duré et deux états Israéliens et palestiniens doivent pouvoir vivre dans cette contrée en paix et en pleine collaboration.
N’est-ce pas une grande tâche pour Prix Nobel ?

mardi 17 novembre 2009

A la mi mandat


 
A la mi mandat l’ardoise est salée et le chèque sans prévisions. Mr Sarkozy a été élu par les français essentiellement pour faire des réformes, pour faire bouger un peu la France, qu’en est-il advenu? A lire les sondages actuels manifestement les réformes faites au pas de charge et souvent à la va vite n’ont pas séduit les Français.
Lors de son arrivée aux commandes les caisses étaient plus que vides maintenant c'est le gouffre.
Je sais, y a la crise, qui en ce domaine a bon dos. Le bouclier fiscal, qui nous coûte si cher, l’a précédé, sans le moindre résultat : les évasions fiscales perdurent, ceux qui rapatrient leur fric sont pouièmes, les heures supplémentaires …qui en fait?

On aurait pu penser qu’avec l’arrivée de la crise Monsieur le Président lèverait le pied sur les réformes onéreuses, que nenni, les promesses électorales sont érigées en dogme.

On a fait les yeux doux à l’Europe entière pour baisser la TVA des restaurateurs (3 milliards). Il ne fallait pas être grand clerc pour deviner ce qui allait se produire: l’absence de renvoi d’ascenseur par les restaurateurs avec tous de bonnes raisons.

Maintenant on s’attaque à le taxe professionnelle, impôt imbécile aurait dit en son temps le grand François, pour cela le petit Nicolas utilise un fusil à deux coups, il supprime cette taxe sans en prévoir à long terme son remplacement, ainsi il tient sa promesse électorale et met dans l’embarras les maires et conseils généraux à majorité de gauche, mettant en cause une des principales réformes réussies de la gauche, la décentralisation .
Je ne parlerai pas de l’enseignement où chaque année on supprime allégrement de nombreux postes alors qu’en phase de désindustrialisation notre seule bouée de sauvetage est l’enseignement et la formation.

Venons-en à la justice. Deux obstacles demeurent sur la route du pouvoir absolu, les collectivités locales et régionales où domine la gauche et l’indépendance de la justice. Qu’à cela ne tienne, les collectivités locales vont être muselées par le manque de moyens financiers avec la disparition de taxe professionnelle et la réforme des collectivités locales.
Quant à la justice la suppression prévue du juge d’instruction indépendant du pouvoir et remplacé par un magistrat du parquet, aux ordres, fera le reste. La ficelle est grosse, finis les enquêtes gênantes sur les puissants, les courtisans, les bien en cour, les politiques de la majorité. La Justice manquait cruellement d’argent non seulement elle passe à coté des largesses présidentielles mais de plus on lui coupe ses ailes.

En résumé les Français avaient élu un réformateur ils se retrouvent à mi mandat avec un panier percé.

Et pendant ce temps là on amuse le bon peuple avec une crise identitaire : c'est quoi être Français ? Là, on en reste coi !

On parle de sa volonté de ne pas se représenter. Et si Monsieur Sarkozy jouait la politique du pire ? En laissant à son successeur une dette si colossale que le pauvre n’aura d’autres solutions que la rigueur.

Car cette rigueur budgétaire il faudra bien qu’un jour elle advienne, l’Europe saura nous y contraindre.